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L’EMI comme bouclier des droits numériques : Class Pro au #DRIF26

Du 14 au 16 avril 2026, Abidjan accueillait la dix-septième édition du Digital Rights Inclusion Forum (#DRIF26), organisé par Paradigm Initiative au Radisson Blu à Abidjan. Pendant trois jours, des acteurs du changement, des chercheurs, des militants des droits numériques et des décideurs venus de tout le continent africain et au-delà se sont réunis autour d’un thème fédérateur : « Construire des futurs numériques inclusifs et résilients ». Class Pro y était représenté par sa fondatrice et directrice, Badal Fohmoh, qui animait une session dédiée à l’éducation aux médias et à l’information comme levier de protection des droits numériques. Une session ancrée dans les réalités africaines Intitulée « l’Éducation aux Médias et à l’Information comme bouclier des droits numériques : autonomiser les jeunes et les femmes pour construire des avenirs numériques résilients en Afrique », la session est partie d’un constat sans détour : les espaces numériques africains sont sous pression. Désinformation massive et virale, violences numériques ciblant les femmes, manipulation de l’information, fragilisation progressive des espaces en ligne, ce sont les quatre problèmes majeurs identifiés. Et au cœur de ces vulnérabilités, deux publics en première ligne : les jeunes et les femmes. Mais ce tableau n’est pas sans espoir. Il recèle un paradoxe porteur : les jeunes sont les plus connectés et donc les plus exposés, mais aussi les plus capables de devenir des acteurs du changement. Les femmes sont actives en ligne, davantage ciblées par les violences, mais aussi de plus en plus organisées pour résister. C’est là qu’intervient l’EMI. L’EMI : de la compétence à la citoyenneté La session a posé une équation simple mais fondamentale : EMI = Droits numériques. Comprendre l’information, vérifier avant de partager, se protéger en ligne, participer de manière responsable, ces quatre piliers de l’éducation aux médias et à l’information ne sont pas de simples compétences techniques. Ils sont la condition concrète d’exercice de droits fondamentaux : le droit à une information fiable, le droit à la sécurité en ligne, le droit à la participation numérique, le droit à la vie privée. L’objectif affiché : transformer les consommateurs passifs en acteurs critiques. Parce que construire des avenirs numériques résilients, ce n’est pas seulement une question de technologie. C’est une question de compétences, de conscience et de citoyenneté. #JeunesVoixCritiques : la preuve par le terrain Pour illustrer l’impact concret de l’EMI, la session a présenté la campagne #JeunesVoixCritiques, conçue et portée par Badal Fohmoh en collaboration avec Class Pro, avec le soutien de la Cohorte Démocratie & Jeunesse (YDC). Une campagne par et pour les jeunes, dont l’ambition est claire : former, sensibiliser, amplifier. Sur le terrain, les résultats sont visibles : des jeunes qui questionnent l’information, des filles qui reprennent la parole en ligne, des communautés plus vigilantes, une prise de conscience collective qui s’élargit. Comme le formule la campagne elle-même : « Nous ne parlons pas à la place des jeunes. Nous leur donnons les outils pour parler eux-mêmes. » La session a suscité des échanges riches et engagés, co-animée par Épiphane, coordinateur pays Class Pro Côte d’Ivoire et ambassadeur de la démocratie auprès de la Fondation pour l’innovation pour la démocratie, une présence qui ancrait le propos dans les réalités ivoiriennes et renforçait la dimension panafricaine du réseau Class Pro. Lire aussi : #JeunesVoixCritiques : une campagne pour valoriser les militants numériques camerounais Des rencontres qui font avancer le réseau Au-delà de la session, le DRIF26 a été l’occasion de renforcer des liens précieux avec des acteurs clés de l’écosystème EMI continental : Aristide Kanga et l’équipe des Bénévoles de l’EMI, Tairu de la cellule anti fake, Kenmogne de Digital Access Cameroun. Des connexions nouées en ligne depuis des mois, parfois des années, qui ont trouvé à Abidjan leur première incarnation physique. La communauté EMI africaine est bien réelle, bien vivante, et plus déterminée que jamais. Ce qu’il faut changer et ce que Class Pro fait pour y contribuer La session a formulé quatre grandes priorités pour un avenir numérique plus juste : démocratiser l’éducation aux médias en l’intégrant au-delà des politiques publiques et les curricula scolaires ; investir dans les initiatives locales portées par des acteurs de terrain ; créer des alliances régionales à l’échelle du continent ; et intégrer systématiquement les enjeux de genre et de jeunesse dans toutes les approches. Ce sont précisément ces chantiers que Class Pro porte au quotidien, au Cameroun et à travers son réseau panafricain. La suite : SALEMI 2026 et #JeunesVoixCritiques Phase 2 Le DRIF26 n’est qu’une étape. Class Pro poursuit son engagement sur deux fronts majeurs : SALEMI 2026 : le Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, coming soon. #JeunesVoixCritiques Phase 2 : après une première phase menée au Cameroun, la campagne s’étend vers de nouveaux territoires pour amplifier davantage les voix critiques de la jeunesse africaine. Restez connectés. Le travail continue.

Bilan à mi-parcours de la campagne #JeunesVoixCritiques

Portée par Badal FOHMOH, en collaboration avec Class Pro, propulsée par Digital Democracy Initiatives et soutenue par la Youth Democracy Cohort, la campagne #JeunesVoixCritiques donne la parole à dix jeunes Camerounais et Camerounaises qui utilisent les médias et le numérique pour bâtir des sociétés plus justes, inclusives et éclairées Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du projet Digitalise Youth, qui vise à renforcer la participation démocratique en ligne, à lutter contre la désinformation et à protéger les droits numériques. Ce projet soutient les jeunes activistes et les organisations de la société civile (OSC) dans 14 pays au Sahel et dans les régions voisines en leur permettant de développer leurs compétences numériques et leur engagement politique en ligne. Mis en œuvre par le consortium European Partnership for Democracy, Africtivistes, Code For Africa, CFImedias, Scouting in Africa et Kofi Annan Foundation, le projet dote les jeunes activistes, les OSC et les médias d’outils nécessaires pour lutter contre la désinformation, se protéger des menaces numériques et défendre les droits numériques. Une génération critique et audacieuse À travers leurs parcours, leurs actions et leurs messages, ces dix jeunes militants numériques incarnent la diversité des combats pour une Afrique plus libre, informée et démocratique. Ils s’expriment sur des thématiques aussi essentielles que la démocratie, la participation citoyenne, le climat, l’égalité des genres, l’éducation ou encore les droits numériques. Les cinq premières voix déjà à l’honneur Depuis le lancement de la campagne, le 15 septembre 2025, journée internationale de la démocratie, cinq voix fortes ont déjà pris la parole à travers des vidéos et des affiches inspirantes diffusées sur les plateformes de Badal FOHMOH, de Class Pro et relayées par de nombreux jeunes à travers le pays et le continent. Cinq premières voix se sont élevées depuis le lancement de la campagne. Cinq femmes, cinq parcours, cinq manières d’incarner une même conviction : le numérique peut être un outil de transformation sociale et démocratique lorsqu’il est guidé par l’esprit critique, la responsabilité et la solidarité. 1- Badal Fohmoh – la voix fondatrice Blogueuse engagée, journaliste multimédia, militante de l’éducation aux médias et à l’information et présidente de Class Pro. Elle est l’initiatrice de la campagne #JeunesVoixCritiques. À travers ses formations, ses chroniques et ses projets, elle invite les jeunes à s’approprier le numérique comme un espace d’action citoyenne. Elle a donc naturellement ouvert la série avec un appel vibrant à l’action : donner aux jeunes les moyens de s’exprimer, de résister à la désinformation et de défendre la démocratie numérique. 2- Tamara N’kom Essesse – la voix de la construction Fondatrice de la Mboko Dream Foundation, Tamara a partagé son engagement pour l’éducation et la culture, convaincue que: “l’éducation est la clé d’un futur plus juste et plus humain”. 3- Ange Sarah – la voix de la mobilisation Militante pour la démocratie et la participation électorale, elle a rappelé à la jeunesse camerounaise que voter, c’est aussi veiller, questionner et construire. 4- Érica Kuissi – la voix créative Activiste climatique et fondatrice du Climate Life Movement, Erica a mis en lumière le lien entre justice climatique et droits humains, en soulignant que la crise climatique est avant tout une crise des droits humains. 5- Florline Kwinga épouse Jung – La voix du courage invisible Actrice, Miss Maman Africa 2025, épouse et mère d’une enfant atteinte d’une maladie rare, Florline Kwing épouse Jung rappelle que l’engagement peut aussi naître de l’intime. À travers son témoignage, elle fait entendre la voix des mères, des familles et de toutes celles qui transforment la douleur en force. « Mon combat est souvent invisible, mais il est vital. » Dix parcours, un même souffle Chacun de ces jeunes fait entendre une voix singulière, mais tous partagent une même conviction : l’information peut devenir une arme pour construire, et non pour diviser. La campagne #JeunesVoixCritiques met en avant des récits authentiques, portés par une jeunesse qui veut comprendre, agir et transformer son environnement. Les cinq autres jeunes figures de la campagne – issues des domaines de l’innovation, de l’inclusion, de la citoyenneté numérique et des droits des femmes et des filles prendront la parole dans les prochaines semaines. Une campagne participative et panafricaine Au-delà de la série vidéo, #JeunesVoixCritiques se veut un espace de dialogue et de mobilisation. Chaque publication invite le public à réagir, à débattre, à relayer et à rejoindre le mouvement. Le partage d’expériences se fait tout au long de la campagne, et le café citoyen viendra clore celle-ci. Lire aussi: Jeunes voix critiques : une campagne pour valoriser les militants numériques camerounais Une génération qui inspire Ces cinq premières Jeunes Voix Critiques incarnent la diversité et la force de l’engagement citoyen au féminin. À travers leurs histoires, elles montrent que penser, parler et agir autrement est possible, et qu’ensemble, les jeunes peuvent bâtir un espace numérique plus juste, plus inclusif et plus démocratique. Les chiffres À ce stade de la campagne, les chiffres sont tout aussi impactant que la campagne elle même. Nous enregistrons : 12 000 vues, 2 526 interactions, 120 partages, 562 likes (Facebook uniquement). Ceci sans tenir compte des autres réseaux x (anciennement Twitter), LinkedIn, TikTok et youtube.  Continuez à partager les vidéos, réagissez, commentez, et faites entendre votre propre voix. Parce qu’une démocratie forte a besoin de citoyens critiques, connectés et responsables. Suivez la campagne sur les pages Badal FOHMOH, Class Pro et rejoignez la conversation avec le hashtag #JeunesVoixCritiques. Parce que penser, c’est déjà agir.

#JeunesVoixCritiques: une campagne pour valoriser les militants numériques camerounais

À l’ère du numérique, la jeunesse camerounaise représente un formidable moteur de changement social et politique. Mais elle est également confrontée à de nombreux défis : cyberviolences, propagation de la désinformation et rétrécissement de l’espace civique en ligne Face à ces enjeux, en collaboration avec Class Pro  et avec le soutien de Youth Democracy Cohort, notre présidente Badal FOHMOH lance au Cameroun la première phase de #JeunesVoixCritiques. Un projet conçu dans le cadre de la campagne militants numériques du projet Digitalise Youth. Ce programme sera ensuite étendu à l’échelle africaine, afin de créer un réseau continental de jeunes militants numériques engagés. Former une génération critique et engagée Le projet vise à mettre en lumière les jeunes Camerounais en matière d’expression critique, de mobilisation citoyenne et de défense des droits numériques, avec une attention particulière portée aux femmes et filles. À travers des contenus numériques éducatifs et engagés, la campagne encourage la jeunesse à devenir des acteurs éclairés du numérique et de la démocratie. Les objectifs spécifiques sont clairs – Sensibiliser aux droits numériques des femmes et filles, notamment face aux cyberviolences et à la censure genrée. – Développer l’esprit critique face à la désinformation, en particulier en période électorale. – Promouvoir la citoyenneté numérique active et la participation à l’espace civique en ligne. – Valoriser et diffuser les parcours de jeunes militants numériques afin d’inspirer un large public. Lire aussi: VOFEM- voix des femmes et filles médiatrices : un programme pour renforcer le leadership féminin et la médiation  Une méthodologie participative et multimédia La campagne adopte une approche innovante combinant sensibilisation, formation informelle et valorisation des expériences. Elle s’appuie sur : – Des contenus multimédias adaptés aux jeunes : vidéos courtes (TikTok, Reels) pour capter l’attention, vidéos longues (YouTube, Facebook, LinkedIn) pour approfondir les sujets, infographies pédagogiques et billets de blog pour consolider la compréhension. – Des portraits vidéo mettant en lumière 10 jeunes militants numériques camerounais et leur engagement concret. – Un live Facebook interactif pour favoriser le dialogue entre jeunes, experts et acteurs du numérique. – La mobilisation des réseaux partenaires pour amplifier la diffusion et maximiser l’impact auprès du public cible. Un calendrier sur trois mois La campagne se déroulera en trois phases : Mois 1 : Lancement officiel au Cameroun, production et diffusion des premières vidéos et infographies, début des portraits vidéo. Mois 2 : Poursuite des diffusions, organisation du premier live Facebook, co-création renforcée avec les jeunes. Mois 3 : Finalisation des portraits, diffusion des vidéos longues, deuxième live Facebook, évaluation initiale des retombées. Des résultats concrets et durables Grâce à #JeunesVoixCritiques, Badal FOHMOH a travers Class Pro ambitionne de : – Créer une communauté engagée et sensibilisée aux droits numériques, à la désinformation et à la participation citoyenne en ligne. – Outiller les jeunes pour développer un esprit critique face à la désinformation et leur permettre d’agir dans leurs communautés. – Donner une visibilité accrue aux jeunes militants numériques à travers leurs portraits vidéo largement diffusés. – Favoriser un dialogue renouvelé entre jeunes et acteurs du numérique. – Mobiliser et renforcer les réseaux ABC, Class Pro et Jeunes Ambassadeurs de la Démocratie autour des enjeux numériques critiques. Construire un écosystème numérique durable Au-delà de la campagne, #JeunesVoixCritiques s’inscrit dans une vision de long terme : – Les contenus resteront accessibles en ligne comme ressources pédagogiques pérennes. – Les jeunes militants formés deviendront relais et formateurs dans leurs communautés. – La synergie avec les partenaires associatifs et réseaux régionaux ouvre la voie à l’extension de la campagne à d’autres pays africains après la phase camerounaise. – Les enseignements de la campagne nourriront de futurs projets dans les domaines de l’éducation aux médias et à l’information et de la participation numérique. #JeunesVoixCritiques est bien plus qu’une campagne : c’est un appel à la jeunesse camerounaise, et bientôt africaine, à prendre la parole, à réfléchir de manière critique et à construire un numérique inclusif, sûr et démocratique.

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