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FAUX : Donald Trump n’a pas déploré l’absence du Cameroun à cette compétition de football

Une vidéo partagée sur Facebook laisse croire que Donald Trump aurait regretté l’absence du Cameroun à la Coupe du monde 2026, et que le pays est celui qu’il souhaitait le plus voir participer à cette compétition. Après analyse de la séquence, des recherches d’image inversée et vérification du contexte, DataCheck a établi qu’il s’agit d’un extrait sorti de son contexte. Il a été tiré d’un discours prononcé par le président américain, lors du Sommet des jeunes leaders noirs organisé à la Maison Blanche en octobre 2019. Les propos tenus n’ont aucun lien avec le football ou la Coupe du monde. Il y a quelques semaines, une vidéo de 35 secondes mettant en scène Donald Trump a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. La rédaction l’a notamment repérée sur la page Lady Baby – Officiel, qui se présente comme celle d’une artiste rappeuse camerounaise engagée pour l’émancipation des jeunes. La page compte près de 40 000 abonnés au 24 juin 2026. Dans la vidéo, le président américain apparaît derrière un pupitre lors d’un événement officiel. Des textes accompagnés des émoticônes du drapeau du Cameroun indiquent ceci: « Donald Trump nous pleure » et « Apparemment le Cameroun est le seul pays qu’il voulait voir en Coupe du monde ». Ils sont tous deux collés à la vidéo, comme étant le résumé des dires du président américain. La séquence de vérification est divisée en deux. Celle de dessus montre une jeune dame dans un espace privé, qui semble acquiescer les dires du patron de Truth social. La vidéo du bas illustre quant à elle, Donald Trump, accompagné de deux personnes, dont un jeune homme à droite et une jeune dame à gauche. Il déclare alors dans cet extrait que le « Cameroun, dont j’entends dire que c’est un endroit magnifique, vraiment magnifique. Le Cameroun. Oh. Wow. Une personne du Cameroun. Pour redonner à notre pays, il a rejoint l’armée des États-Unis et a servi honorablement pendant quatre ans en tant que spécialiste très talentueux en artillerie de campagne. Très talentueux, dit-on. Ben, nous saluons votre noble service et s’il vous plaît, dites quelques mots ». Ces propos tenus en anglais ont été traduits en français grâce à Claude, une plateforme d’Intelligence Artificielle. D’après certaines initiales contenues sur la vidéo telles que LiveNOW from FOX et la bande passante portant la mention « Subscribe to News Now », l’extrait laisse croire que le film est issu de la chaîne de télévision américaine. La publication a totalisé au 25 juin 2026 comptant 5449 likes, 682 commentaires, 1073 partages et 422 enregistrements, survient au moment où se tient la 23e édition de la Coupe du monde 2026, aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une édition à laquelle ne participe pas le Cameroun, mais dont les débats sur les raisons de sa non-qualification alimentent les discussions. Vérification Pour retrouver l’origine de la vidéo, Class Pro a utilisé l’outil InVID WeVerify qui a segmenté l’extrait en plusieurs images clés, facilitant ainsi les recherches inversées. Cette démarche a permis de retrouver une publication plus ancienne, datée du 22 mars 2026, sur le compte Facebook de Prof. Victor Mbarika, présenté comme un conseiller pédagogique. La même vidéo y est publiée, avec une légende totalement différente : « Si le grand président Donald J. Trump dit que le Cameroun est un beau pays, qui suis-je pour ne pas être d’accord ? Notre nation est bénie, forte et pleine de promesses. Que Dieu bénisse notre grande nation, le Cameroun ». Jusqu’ici, aucun élément des vidéos exploitées ne corrobore avec le message sur la volonté de Donald Trump de voir le Cameroun participer à la coupe du monde 2026. Dans la poursuite des recherches via des images clées extraites par InVID. L’une d’elles a permis de retrouver l’intégralité de la vidéo sur la chaîne YouTube de LiveNOW from FOX. La vidéo originale a été publiée le 4 octobre 2019 avec pour titre « FULL EVENT: President Trump remarks at Young Black Leadership Summit 2019 ». Selon la description publiée par le média américain, Donald Trump s’exprimait devant près de 300 étudiants et jeunes professionnels afro-américains réunis à la Maison Blanche, dans le cadre du Sommet des jeunes leaders noirs (Young Black Leadership Summit). Après réécoute de l’intégralité de la séquence, Class Pro retrouve le passage devenu viral. Celui-ci correspond précisément au moment où Donald Trump présente Ben Okereke, un étudiant d’origine nigériano-camerounaise, invité à prendre la parole lors de cet événement. La vidéo virale s’arrête toutefois juste avant l’intervention du jeune homme. À aucun moment dans la vidéo originale Donald Trump ne parle de football, de Coupe du monde ou de la non-qualification du Cameroun. En somme, la vidéo qui affirme que Donald Trump, le président américain aurait déclaré que le Cameroun est le seul pays qu’il souhaitait voir participer à la Coupe du monde 2026 est trompeuse. Les vérifications menées par Class Pro montrent qu’il s’agit d’un extrait sorti de son contexte et sans aucun lien avec les informations qui lui ont été associées. Il s’agit d’un discours prononcé le 4 octobre 2019 lors du Sommet des jeunes leaders noirs (Young Black Leadership Summit) à la Maison Blanche. Le président américain évoquait le parcours de Ben Okereke, un étudiant Camerounais, et non la Coupe du monde 2026 ou l’absence des Lions indomptables à cette compétition. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/  

MANIPULÉE : Cette vidéo qui prétend montrer feu Cavaye Yeguié Djibril faisant des déclarations au sujet de la Socadel est un montage

Cette vidéo a été réalisée à partir d’une image datant de 2024 représentant l’ancien président de l’Assemblée nationale du Cameroun. Cette vidéo sur TikTok, prétendant montrer une vidéo de Cavaye Yeguie Djibril se plaignant des coupures intempestives d’énergie électrique au Cameroun, est MANIPULÉE. La publication qui a été faite le 5 juin 2026 est libellée ainsi: « Socadel a pris service ou Énéo qui nous fait ses adieux ? ». Le texte est suivi d’une vidéo de 10 secondes mettant en scène le défunt président de l’Assemblée nationale du Cameroun, Cavaye Yeguie Djibril, vêtu d’un boubou blanc qui déclare ceci : « Je demande hein, Socadel a pris service ou c’est Eneo qui nous fait ses adieux. Trop de coupures même l’assemblée nationale. » PesaCheck a analysé cette vidéo et l’a trouvée manipulée. Une recherche d’images inversée sur Yandex partant de cette capture d’écran a permis de la retrouver dans cet article publié par Cameroon Tribune le 24 mars 2024, avec cet intitulé, traduit de l’anglais au français : « Assemblée nationale : Bureau permanent élu ». On la retrouve également dans ce post mis en ligne sur la page Facebook d’Africa24 TV le 19 mars 2025, pour informer qu’au Cameroun, Cavaye Yeguié Djibril a été réélu président de l’Assemblée nationale mardi 18 mars 2025. L’élection a eu lieu au cours d’une séance plénière présidée par la doyenne d’âge de l’Assemblée nationale, Laurentine Koa Mfegue. Cette réélection s’est déroulée sans aucune concurrence. La réélection de Djibril a été relayée ici et ici, avec la même photo. En rappel, le 17 mars 2026, Théodore Datouo est élu président de l’Assemblée nationale, remplaçant Cavaye Yeguié Djibril, décédé le 6 mai 2026. Or, c’est le 4 mai 2026 que Paul Biya, président de la République du Cameroun, officialise la transformation d’Eneo en Société Camerounaise d’Électricité. Contactée par PesaCheck, Esther Kima, directrice de la communication de l’Assemblée nationale, affirme qu’il s’agit d’une « manipulation » et ajoute que « Le 5 juin 2026, l’ancien président de l’Assemblée nationale n’était plus en vie. La session parlementaire du mois de juin n’avait même pas encore commencé et le très honorable Cavaye Yeguié Djibril n’était plus en fonction lorsque le Chef de l’État, par décret, décida de créer la Socadel. » PesaCheck a, à partir de l’outil Hive Moderation, analysé les propos attribués à Cavaye Yeguié Djibril, et les résultats révèlent qu’ils ont été générés à 74,2 pour cent par l’IA, comme on peut le voir ci-dessous. Quant à la recherche Google avec les mots-clés : « Cavaye Yeguie Djibril se plaint de Socadel et d’Eneo »,  elle n’a donné aucun résultat crédible. Cette rumeur fait suite aux coupures d’énergie intempestives que subissent les Camerounais malgré la création de Socadel. PesaCheck a examiné une vidéo sur TikTok prétendant montrer Cavaye Yeguie qui se plaint des coupures intempestives d’énergie électrique au Cameroun et l’a trouvée MANIPULÉE. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le vérificateur des faits Stéphane Eyock et éditée par Nicole Ricci Minyem, éditrice d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah.  PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

Pré-SALEMI 2026 : Class Pro lance un atelier d’éducation aux médias et à l’information à Yaoundé

Dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, phase préparatoire du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, l’association Class Pro organise un atelier d’une journée sur l’éducation aux médias et à l’information (EMI), en partenariat pédagogique avec Eduk-Média, acteur clé de l’EMI en Afrique centrale. La formation se tiendra dans les locaux d’Eduk-Média à Yaoundé, qui en assurera l’animation. Former l’esprit critique à l’ère numérique Placé sous le thème « Former l’esprit critique à l’ère numérique : quelles approches EMI pour les réalités africaines ? », cet atelier vise à renforcer les pratiques EMI auprès des acteurs éducatifs, associatifs et médiatiques. L’Éducation aux Médias et à l’Information est au cœur du SALEMI, qui consacre 80 à 95 % de ses contenus à l’EMI et à ses acteurs. Cet atelier s’inscrit dans cette dynamique en réunissant des professionnels engagés dans la transmission de l’esprit critique face aux contenus numériques. Un partenariat pédagogique avec Eduk-Média Pour cette troisième activité du Pré-SALEMI 2026, Class Pro s’associe à Eduk-Média, acteur clé de l’EMI en Afrique centrale, qui accueillera l’atelier dans ses locaux à Yaoundé et en assurera l’animation pédagogique. Cette collaboration permet de partager des méthodologies EMI adaptées aux contextes africains, de créer des passerelles entre les acteurs EMI du Cameroun et de valoriser les initiatives locales et régionales. L’atelier s’adresse aux : Éducateurs et formateurs Organisations de la société civile (OSC) et associations Journalistes et blogueurs 20 places seront disponibles. Format et informations pratiques Format : atelier présentiel Lieu : siège Eduk-Média, Yaoundé Date : 8 juillet 2026 Durée : 1 journée Lire aussi : Class Pro et Datacheck forment 15 professionnels des médias à Douala Résultats attendus Cet atelier vise le renforcement des capacités EMI des participants, la mise en réseau des acteurs de l’éducation aux médias, ainsi que des contributions thématiques pour le Livre blanc du Pré-SALEMI. Les participants seront également invités à poursuivre cette dynamique lors du SALEMI, prévu en octobre 2026 à Douala. Modalités de candidature Les candidatures se feront via ce formulaire d’inscription. Bonne chance à tous !

Pré-SALEMI 2026 : Class Pro et DataCheck forment quinze professionnels des médias au fact-checking à Douala

Dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, phase préparatoire du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, l’association Class Pro a organisé un atelier d’une journée sur le fact-checking et la lutte contre la désinformation, en partenariat avec ADISI/DataCheck, référence camerounaise en vérification de l’information et journalisme de données. La formation s’est tenue dans les locaux d’ADISI-Cameroun à Douala. Un atelier ancré dans le contexte camerounais Quinze journalistes, blogueurs et créateurs de contenus, infographistes, étudiants en communication, en médecine… ont participé à cette formation intensive. La journée s’est articulée autour de cinq sessions progressives, alliant apports théoriques et exercices pratiques, avec une répartition claire des rôles : Class Pro a animé les sessions sur la compréhension de la désinformation, les enjeux éthiques et démocratiques, et l’éducation aux médias et à la citoyenneté numérique ; DataCheck a pris en charge les sessions techniques sur les outils et méthodes de vérification. La formation a ouvert sur un état des lieux documenté de l’écosystème informationnel camerounais : propagation de la désinformation via les groupes WhatsApp, circulation des faux documents administratifs, manipulation d’images et de vidéos en contexte électoral. Ces réalités locales ont servi de fil conducteur tout au long de la journée, ancrant les apprentissages dans des cas concrets familiers aux participants. Photo d’ensemble. C : Class Pro Les formateurs DataCheck Les sessions techniques ont été animées par deux membres de l’équipe DataCheck. Marthe NDIANG, rédactrice en cheffe de DataCheck, a conduit la session sur les techniques et outils de fact-checking, Keumeni Gilles, IT specialist et développeur fullstack, a guidé les participants dans la prise en main de MYDATACHECK, plateforme de fact-checking développée par DataCheck. Keumeni Gilles, IT specialist et développeur fullstack. C : Class Pro Et Badal FOHMOH, directrice Class Pro a clôturé la session avec démonstration pratique, introduisant notamment Vera, l’outil de vérification développé par ResponseTech. Des enjeux qui dépassent la technique Au-delà des outils, l’atelier a abordé les dimensions éthiques et démocratiques de la vérification. Les participants ont travaillé sur la distinction entre désinformation, mésinformation et malinformation, sur les mécanismes psychologiques et algorithmiques qui favorisent la propagation des fausses informations, et sur la responsabilité citoyenne dans la chaîne de diffusion de l’information. La formation a également intégré une réflexion sur le cadre légal camerounais, la loi de 2010 sur la cybercriminalité et sur les pressions réelles auxquelles font face les professionnels de la vérification sur le terrain. Lire aussi : Dignité menstruelle : ces corps oubliés de l’inclusion  Une charte d’engagement et des outils de capitalisation En clôture de journée, les participants ont signé collectivement une charte d’engagement par laquelle ils s’engagent notamment à vérifier avant de partager, à citer leurs sources, à corriger publiquement leurs erreurs et à contribuer au réseau EMI du SALEMI 2026. Des formulaires d’évaluation avant et après la formation ont permis de mesurer l’évolution des connaissances et des pratiques. Les enseignements de cet atelier seront capitalisés dans le Livre blanc du PRÉ-SALEMI 2026, document de référence sur l’état de l’éducation aux médias et de la lutte contre la désinformation en Afrique. Vers le SALEMI 2026 Cet atelier constitue la deuxième activité officielle du Pré-SALEMI 2026, juste après le challenge dessin d’EMI. Il s’inscrit dans la dynamique de préparation du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, prévu du 19 au 21 octobre 2026 à l’Institut Français du Cameroun à Douala, en format hybride. Événement officiel de la Semaine mondiale de l’EMI reconnue par l’UNESCO, le SALEMI 2026 réunira des acteurs des médias, de l’éducation et du numérique venus de toute l’Afrique, et du monde. Les retours jusqu’ici reçus des participants sont encourageants.

FAUX : Le chef d’état-major de l’armée camerounaise René Claude Meka n’est pas décédé

Le Professeur Vincent de Paul Ndjientcheu, directeur du Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé, dément cette rumeur. Ce post sur facebook prétendant que le Général René Claude Meka, Chef dnEtat-major de l’armée camerounaise, est décédé est FAUX. Le post qui a été mis en ligne le 9 mai 2026, annonce : «  Officiel : Breaking news: Le  Général Claude Meka est finalement décédé. Le Général Claude Meka dont le TGV de l’info annonçait il y a quelques minutes qu’il était dans un état critique au CHU de Yaoundé et que son évacuation sanitaire vers l’Europe était en préparation a finalement tiré sa révérence dans cet établissement hospitalier. Âgé de 87 ans, le Général de Corps d’Armée, René Claude Victor Meka, Chef d’État-major des Armées au ministère de la Défense, depuis septembre 2001, était le plus vieux Général en exercice dans le monde. Il passe ainsi son pistolet de commandement à gauche quelques heures après le Général Philippe Mpay… L’officier général dit casque blanc, qui était interné depuis 72 h au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Yaoundé à Melen, est décédé ce samedi 09 mai 2026 des suites de maladie. L’armée camerounaise est ainsi doublement frappée en 48 h. On s’approche progressivement de la cible. Même dans les films le Chef Bandit meurt à la fin. Si ce n’est pas un matin, ça sera un soir ». PesaCheck a analysé le post et l’a trouvé faux. La recherche Google de mots-clés : « Décès du Général Claude Meka » n’a donné aucun résultat crédible. PesaCheck a contacté le Professeur Vincent de Paul Ndjientcheu, Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé (CHU Yaoundé) cité par l’auteur de ce post. Il a affirmé : «  Le Général René Claude Meka n’est pas décédé. Le Général René Claude Meka a certes reçu des soins au sein de notre institution sanitaire mais, il est rentré à son domicile…». Le Dr Djientcheu Vincent de Paul a partagé avec PesaCheck le  communiqué qui a été rédigé dans ses services afin de faire taire cette rumeur, le Chef d’État Major de l’Armée camerounaise n’est pas décédé . PesaCheck a également rencontré le Capitaine de Vaisseau Cyrille Serge Atonfack, Chef de Division de la Communication au ministère de la Défense : « C’est un Fake news. » Dans cette publication faite le 10 mai 2026, on voit le Général René Claude Meka avec quelques membres de sa famille. Cette rumeur intervient dans un contexte marqué par le décès, le 9 mai 2026, du  Général de Division  Philippe Mpay. PesaCheck a examiné un post sur Facebook  prétendant que le Général René Claude Meka, Chef d’État Major de l’armée camerounaise, est décédé et l’a trouvé FAUX. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le vérificateur des faits Stéphane Eyock et éditée par Nicole Ricci Minyem, éditrice d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah.  PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org. 

Non : Jacques Fame Ndongo n’a pas défendu le poste de vice-président dans une interview

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et devenue virale montre le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup) et secrétaire national à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (parti au pouvoir) face à la presse déclarant que la création d’un poste de vice-président permettrait de « lutter contre le vide institutionnel ». Après vérification auprès de Jean-Paul Mbia, conseiller technique n°1 au Minesup et via des outils de recherche d’image inversée entre autres, Class Pro établit qu’il s’agit d’une vidéo manipulée par les outils d’intelligence artificielle. Depuis quelques jours, une séquence vidéo montrant le professeur Jacques Fame Ndongo en interview circule sur les réseaux sociaux. Dans cet extrait présenté comme récent, le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup) commente un des sujets majeurs de l’actualité (politique)au Cameroun: la création d’un poste de vice-président. Morceaux choisis des propos attribués au Minesup, « le poste de vice-président permet de lutter contre le vide institutionnel ». La vidéo publiée entre autres sur le compte Facebook de Maître Sikati-Officiel, est accompagnée d’un commentaire : « Pauvre Cameroun. Des gros mots sans cohérence. Lui-même ne comprend pas ce qu’il dit. Du faux français et anglais mélangés », lit-on. La publication cumule plus de 3000 likes, plus de 1000 commentaires et plus de 600 partages et 231 000 vues. Cette vidéo circule moins d’une semaine après la promulgation (le 14 avril 2026) de la loi portant création du poste de vice-président de la République du Cameroun. Une révision constitutionnelle destinée à encadrer la succession présidentielle, qui prévoit qu’un vice-président nommé par le chef de l’État assure l’intérim et achève le mandat en cas de vacance du pouvoir. A l’observation minutieuse de ce clip, Class Pro y relève quelques éléments incohérents, notamment les mouvements des lèvres de Fame Ndongo pas en accord avec les paroles prononcées. Dans le but d’obtenir des clarifications, nous avons contacté le professeur Jacques Fame Ndongo. Celui-ci n’a pas répondu jusqu’au moment de la publication de l’article. La rédaction a ensuite joint le professeur Jean-Paul Mbia, conseiller technique n°1 Minesup. Il est formel, « Le ministre d’État n’est pas l’auteur de ces propos. Très souvent, sous sa casquette de Secrétaire à la communication du RDPC, il publie des communiqués officiels. Ce qui n’est pas le cas en ce moment ». Nous avons également contacté le professeur Joël Meyolo, le chef de Division de la Recherche et de la Coopération universitaires, qui a confirmé le caractère trompeur de la vidéo en précisant “ fake”, en réponse à nos questions. Par ailleurs, pour retracer l’origine de cette vidéo, Class Pro a effectué une recherche d’images inversée sur Google Lens à partir des captures d’écran de la séquence. Cette démarche a permis de retrouver la même interview, accompagnée d’un tout autre audio. Dans ces versions plus synchronisées, le ministre évoque plutôt des questions liées à la révolution du secteur de l’enseignement supérieur au Cameroun. Les mouvements des lèvres correspondent parfaitement aux paroles prononcées. L’une des versions retrouvées a été publiée le 7 avril 2020 sur la chaîne YouTube Groupe Daabou, avec la description indiquant qu’il s’agit d’une interview réalisée en 2015. Une autre séquence issue de la même interview, cette fois en langue anglaise, a également été publiée le 4 novembre 2020 sur la page Facebook KanKan Way. Nous avons également analysé la vidéo qui fait l’objet de cette vérification à l’aide de l’outil de détection d’intelligence artificielle de MyDataCheck. Les résultats indiquent que la vidéo elle-même est authentique à 87,35 %, mais que l’audio présente une probabilité de 99,78 % d’avoir été généré par intelligence artificielle. Au terme des vérifications, la vidéo attribuant au professeur Jacques Fame Ndongo des déclarations sur la création d’un poste de vice-président au Cameroun est trompeuse. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendnce journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/

Faux : Cette vidéo ne montre pas de combat au Cameroun le 20 mars 2026

La vidéo a été enregistrée en juillet 2025, aux Comores. Ce post Facebook, avec une vidéo prétendant montrer des individus qui bagarrent au Cameroun le 20 mars 2026 alors que les musulmans célébraient l’Aïd al-Fitr, est FAUX. La vidéo, publiée le 20 mars 2026, est accompagnée d’un texte qui lit : « Un Cameroun nouveau est possible, chacun dans son domaine respectif. Amottoo, et juste à la fin, la fête se gâta ». Le post présente une vidéo de 48 secondes montrant une bagarre de masse, dans laquelle des gens se lancent des chaises les uns contre les autres. Une affirmation similaire a été partagée ici. PesaCheck a analysé le post et l’a trouvé faux. Une recherche d’images inversée sur Yandex, partant des imagettes captées dans la vidéo, a notamment mené PesaCheck vers cette publication mise en ligne le 24 juillet 2025 par Actualités Comoriennes & Environnement avec ce titre, traduit de l’arabe : « Mon pauvre pays, quel spectacle désolant ». Le clip vidéo est similaire à celui sous analyse. La même information est corroborée ici. Une recherche Google avec les mots-clés : « Bagarre des musulmans camerounais après l’Aïd el Fitr 2026 » n’a donné aucun résultat crédible. PesaCheck a rencontré l’Imam de la Grande mosquée de Yaoundé, Aboubakar Goïgoi, qui a signifié qu’aucun incident du genre n’a été enregistré sur le territoire camerounais. « Si cette scène s’était déroulée dans mon pays, quelle que soit la communauté, je serais au courant », a martelé l’imam. PesaCheck a analysé une publication Facebook prétendant montrer un combat au Cameroun le 20 mars 2026 et a conclu qu’elle est FAUSSE. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le vérificateur des faits Stéphane Eyock et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah.  PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

Hors contexte : Cette vidéo des femmes qui dansent en exposant leurs derrières ne vient pas du Cameroun

Ladite vidéo circule sur Internet depuis 2019. Publiée sur TikTok au lendemain de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, une vidéo montrant des femmes exhiber des parties sensibles de leur corps à l’écoute d’une musique est présentée comme une scène du 8 mars 2026 au Cameroun. Après vérification à l’aide d’Invid WeVerify, cette séquence circulait déjà sur internet plusieurs années auparavant. Le 8 mars, le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes. Au Cameroun, cette journée donne lieu à diverses manifestations festives organisées par des associations, des entreprises ou des groupes de femmes. Mais chaque année, certaines scènes jugées excessives à savoir la consommation d’alcool, les danses indécentes ou des comportements déplacés circulent abondamment sur les réseaux sociaux. C’est dans ce contexte qu’une vidéo a été publiée le 9 mars 2026, soit le lendemain du jour de célébration, sur le compte TikTok “Haman Cameroun”. La séquence, qui cumule 513 likes, 31 commentaires, 125 enregistrements et 239 partages ce 17 mars 2026, est présentée comme une scène du 8 mars au Cameroun. On y aperçoit plusieurs femmes, vêtues d’un uniforme de couleur orange, se trémousser au rythme d’une fanfare. Plusieurs d’entre elles laissent entrevoir des parties sensibles de leur corps, sous le regard d’une foule composée d’hommes et d’enfants, entre autres. Le message «8 mars au Cameroun » associé à l’emblème tricolore accompagne la vidéo de vérification, renforçant l’idée que la scène se déroule dans ce pays. Vérification Après observation, Class Pro a relevé des incohérences sur l’uniforme contenu dans la vidéo de vérification. Tout d’abord, la teinte qui est moins colorée que celle du pagne du 8 mars 2026 ; puis, les motifs non identiques, moins nombreux et plus grossiers.  Même si l’orange fait partie des deux couleurs officielles du pagne du 8 mars 2026 au Cameroun, celle de la vidéo ne ressemble en rien à la couleur du pagne de cette année. Des détails qui ont permis de pousser la vérification afin de déterminer l’origine réelle de ce film. Pour cela, nous avons contacté l’auteur de la publication via son compte TikTok, mais n’avons jusqu’au jour de la publication de l’article, obtenu aucune réponse. Par la suite, la vidéo a été analysée à l’aide de l’outil InVID WeVerify, qui a tout d’abord fragmenté la séquence en images clés afin d’effectuer une recherche inversée sur internet. Cette méthode a permis de retrouver une publication de la même séquence sur la chaine “Renyi Regnard”, mise en ligne le 6 mai 2019. Une autre capture issue de la vidéo renvoie vers une publication encore plus ancienne sur YouTube, mise en ligne le 23 fevrier 2021 par la chaîne Milindimoyapwan4784, qui totalise 8959 vues et plus de 45 mentions “j’aime”. Ces différents éléments montrent que la vidéo partagée après la célébration du 8 mars 2026 ne correspond pas à un événement récent. La séquence circulait déjà sur internet plusieurs années auparavant. En sommes, la vidéo présentée comme une scène du 8 mars 2026 au Cameroun est trompeuse. Les recherches effectuées via InVID WeVerify, montrent que cette séquence querellée était déjà en ligne depuis 2019. Elle ne peut donc pas être associée aux célébrations récentes de la Journée internationale des droits des femmes au Cameroun. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/

Cette vidéo annonçant le retour d’Issa Tchiroma Bakary au Cameroun dans un journal sur France 24 est un deepfake

Une vidéo circulant sur TikTok, présentée comme un extrait de « LE JOURNAL DE L’AFRIQUE » de France 24, affirme qu’Issa Tchiroma Bakary, candidat perdant à l’élection présidentielle camerounaise d’octobre 2025, rentrera bientôt au Cameroun. Attention, il s’agit d’un deepfake, un hypertrucage réalisé grâce aux outils de l’intelligence artificielle. Depuis le mardi 24 février 2026, une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, annonçait le retour d’Issa Tchiroma Bakary au Cameroun. La séquence, présentée comme un extrait tiré de « LE JOURNAL DE L’AFRIQUE », un programme hebdomadaire de France 24 qui revient sur l’actualité du continent à 21 h 45 et 22 h 45. L’on reconnait dans cet extrait sélectionné, Kalidou Sy, l’un des présentateurs des journaux consacrés à l’Afrique. De la voix issue de la vidéo, il ressort que « le président camerounais Issa Tchiroma a annoncé son retour au pays après plusieurs mois d’absence et promet de former son nouveau gouvernement dans les jours qui suivent ». À la date du jeudi 13 mars, la publication comptait 6 443 vues, 86 commentaires, 748 enregistrements et 626 partages. Pour mesurer la portée de cette information, rappelons le contexte politique récent. Issa Tchiroma Bakary démissionne du gouvernement le 24 juin 2025 avant de se porter candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 sous la bannière du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). À l’issue de ce scrutin, Issa Tchiroma Bakary s’est autoproclamé vainqueur face à Paul Biya, au pouvoir depuis bientôt 45 ans et dont les chiffres officiels ont fait de lui le Président de la République. Cette élection a débouché sur une crise postélectorale qui, selon Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale(Minat), a fait 20 morts dans cinq régions et conduit à l’interpellation de 1 243 personnes. Ces tensions qui ont duré plusieurs semaines ont conduit à l’exil du principal opposant de Paul Biya à la dernière présidentielle. Vérification Dans le but de vérifier l’information, Class Pro a tenté en vain, de contacter l’administrateur du compte TikTok Story africa 237 ayant publié la vidéo querellée. A l’envoie d’une note, figure le message ci-après : « Limite de messages du chat atteint. Tu ne pourras plus envoyer de message à cet utilisateur(trice)(Sic). » Nous laissant donc constater que nos questions ne sont pas arrivées à destination. Pareil constat après tentative via un autre compte TikTok. Pour plus de détails, la rédaction a contacté Issa Tchiroma Bakary via la page Facebook « Tchiroma 2025 », sans réponse. Puis, un mail a été envoyé à l’adresse figurant sur la même plateforme. Mais contrairement à la précédente action, Class Pro a reçu un message automatique d’accusé de réception, sans autre précision. L’article sera mis à jour après l’obtention des réponses posées. Toutefois, la dernière publication contenue sur la page Facebook « Tchiroma 2025 » à date de ce vendredi 20 mars 2026 est un message de vœux à l’endroit du peuple musulman qui célèbre l’Eid Mubarak. Aucun retour imminent de Tchiroma n’est évoqué. Dans la même veine, Class Pro a écrit à France 24 via Messenger, sans réponse. Pourtant, indiquée dans la vidéo, comme étant la source de l’information de vérification.  Entre analyse visuelle et utilisation d’outils A l’utilisation d’Invid We Verify, la vidéo TikTok a été fragmentée en plusieurs images. Un clic droit sur l’une d’entre elles a permis de retrouver une séquence similaire diffusée le 31 janvier 2025. On y reconnaît le présentateur, vêtu de manière identique que dans la séquence querellée. Dans cette version du journal, une oreillette blanche est visible sur le côté gauche de Kalidou Sy. Quant au sujet évoqué, rien à voir avec l’actualité camerounaise, mais celle sur la situation de Goma, en République démocratique du Congo (RDC). Quant à la recherche par mots-clés sur cette annonce du retour d’Issa Tchiroma Bakary sur le plateau de France 24, Class Pro n’a trouvé aucun résultat qui va dans ce sens. Cependant, après analyse visuelle de la vidéo virale, l’on remarque que les mouvements des lèvres ne sont pas en accord avec les paroles du présentateur. D’après le rapport d’analyse vidéo de TruthScan, un outil de détection de vidéo généré par l’intelligence artificielle, la probabilité d’utilisation IA est de 49 %.   Capture d’écran des résultats obtenus via TruthScan Le même exercice a été soumis à Hive AI Detector, un outil qui permet d’identifier si le contenu d’une image, d’une vidéo, d’un audio ou d’un texte a été généré par l’IA. Le résultat révèle pour ce qui est de l’audio, qu’il est probablement généré par l’IA, avec un score de 99,9%. Capture d’écran des résultats de Hive IA Detector Tout compte fait, la vidéo annonçant le retour d’Issa Tchiroma Bakary au Cameroun dans les prochains jours n’est pas avérée. Les recherches par mots clés, des analyses visuelles et des outils de détection de contenu généré tel que Hive IA Detector révèlent que l’audio de la vidéo a été générée à 99,9% par l’IA. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/  

Participation citoyenne des femmes handicapées : au cœur de la démocratie inclusive

La démocratie ne peut être réelle que si toutes et tous y participent pleinement. Pourtant, dans de nombreux espaces politiques et citoyens, des barrières invisibles et persistantes continuent d’exclure des voix essentielles. Parmi elles, celles des femmes en situation de handicap. Pour une vraie démocratie, il ne suffit pas de lever des obstacles physiques : il faut aussi déconstruire les normes sociales, les stéréotypes et les discriminations qui privent ces femmes de leur rôle de citoyennes actives. Quand citoyenneté rime avec obstacles Être citoyenne, c’est pouvoir s’exprimer, voter, s’organiser, se faire entendre. Mais pour les femmes handicapées, l’accès à ces droits fondamentaux reste souvent entravé par : – des barrières physiques dans les lieux publics et les bureaux de vote. – des situations économiques précaires, qui limitent l’accès à l’information et à l’éducation civique. – des stéréotypes sociaux qui les invisibilisent dans les débats publics. – des discriminations croisées , liées au genre, au handicap, à l’origine ou au statut socio-économique. Ces obstacles ne sont pas anodins : ils empêchent des citoyennes à part entière de participer équitablement à la vie politique et civique. Pourquoi la participation des femmes handicapées est essentielle Une démocratie inclusive ne progresse que lorsque toutes les voix sont entendues. Quand les femmes handicapées participent activement : – les politiques publiques deviennent plus justes, elles reflètent mieux les besoins réels de la population. – les droits humains sont renforcés : l’égalité de participation est un pilier des sociétés démocratiques. – les communautés deviennent plus résilientes : l’écoute et la diversité d’expérience enrichissent les décisions collectives. – les préjugés s’effritent : la présence visible de femmes handicapées dans l’espace public déconstruit les stéréotypes. La participation citoyenne n’est pas seulement un droit individuel : c’est un acte collectif qui transforme les sociétés. Des voix qui s’organisent, des actions qui inspirent Dans de nombreuses régions, des femmes handicapées se mobilisent déjà pour faire entendre leurs voix : – groupes de plaidoyer qui travaillent à l’accessibilité des bureaux de vote. – forums citoyens inclusifs, où femmes handicapées et allié.es débattent de futures politiques publiques. – ations de sensibilisation contre les discriminations liées au genre et au handicap. – initiatives locales pour former à l’éducation civique et renforcer les capacités de leadership.Ces actions montrent que, loin d’être des bénéficiaires passives, les femmes handicapées sont des actrices essentielles de la démocratie. Lire aussi : Briser les barrières, construire les ponts : les médias au cœur de l’inclusion politique des femmes  handicapées  Lever les barrières : des mesures concrètes Pour garantir une participation citoyenne pleine et entière, il est urgent d’agir sur plusieurs fronts : 1. Accessibilité universelle – Adapter les bureaux de vote et les espaces publics. – Offrir des formats d’information accessibles (audio, braille, langues de signes). 2. Éducation civique inclusive – Former sur les droits civiques dès le plus jeune âge, de façon adaptée. – Encourager des campagnes de sensibilisation ciblées et accessibles. 3. Représentation politique – Promouvoir la candidature de femmes handicapées à tous les niveaux. – Siutenir les plateformes et les réseaux où elles s’expriment. 4. Lutte contre les stéréotypes – Mettre en lumière des modèles inspirants. – Intégrer des récits positifs dans les médias et l’éducation. – Changer les récits, transformer les démocraties La participation citoyenne des femmes en situation de handicap n’est pas une question secondaire, ni un sujet d’appoint dans les grands débats politiques : c’est un enjeu central pour l’avenir démocratique de nos sociétés. Quand une femme handicapée vote, manifeste, discute, fait appel à son esprit critique, milite, ou porte une idée, elle enrichit la démocratie de son expérience, de sa perspective, de sa force. Briser les barrières, c’est créer des ponts : entre droits proclamés et droits vécus, entre potentiel citoyen et participation réelle. Et toi ? Quelle sera ta contribution à une démocratie où chacune et chacun trouve sa place ?

Class Pro est une association qui mobilise l’action civique pour lutter contre les désordres informationnels

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