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Pré-SALEMI 2026 : à Yaoundé, deux pays africains posent les bases d’une EMI pensée depuis le continent

Organisé par Class Pro en collaboration avec Eduk-Média, un atelier consacré à l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) s’est tenu le 8 juillet 2026 à Yaoundé, réunissant éducateurs, journalistes, formateurs et membres d’organisations de la société civile venus de Yaoundé, Douala, et Bangui Troisième et dernière activité du Pré-SALEMI 2026, cette rencontre visait à outiller les participants pour concevoir des actions EMI adaptées aux réalités africaines, en amont du SALEMI qui se tiendra du 8 au 10 octobre 2026 à Douala. Un atelier, deux pays, une même urgence Animé par Fabrice Makem d’Eduk-Média autour du thème « Développer l’esprit critique à l’ère numérique : quelles approches EMI pour les réalités africaines ? », l’atelier a rassemblé des professionnels venus d’horizons variés : éducation, médias, associatif et de trois villes différentes. Une diversité que Class Pro considère comme une force : penser l’EMI à l’échelle du continent suppose d’abord de la construire collectivement, au-delà des frontières nationales. Pendant plus de quatre heures, les échanges ont porté sur les transformations de l’environnement informationnel, les mécanismes de l’économie de l’attention, et les leviers pédagogiques permettant de renforcer la résilience des jeunes face à la désinformation. « Est-ce vrai ? Est-ce bon ? Est-ce utile ? » Un chiffre a marqué les esprits : 80 % des fausses informations partagées n’ont jamais été lues par celles et ceux qui les relaient. Face à ce constat, les participants ont travaillé sur des outils concrets de vérification avant partage, dont le désormais fameux « filtre de Socrate », une grille simple en trois questions pour interroger toute information avant de la diffuser. Trois compétences ont été identifiées comme prioritaires pour les jeunes générations : la compétence technique, la compétence civique, et l’esprit critique. Une EMI construite depuis l’Afrique Au fil des travaux de groupe, une conviction s’est imposée avec force : l’EMI ne peut pas être importée telle quelle. Elle doit être construite avec les réalités, les langues, les usages numériques et les défis sociétaux propres au continent. Les participants ont ainsi conçu, en groupes, des activités d’éducation aux médias directement adaptées aux contextes camerounais et africains. De l’atelier au Livre blanc Cet atelier clôt la phase préparatoire du Pré-SALEMI 2026, après le défi du challenge dessin d’EMI et l’atelier de fact-checking du 29 mai. Les enseignements recueillis lors de ces trois activités alimenteront le Livre blanc du Pré-SALEMI et la Déclaration de Douala sur l’EMI, qui seront présentés lors du SALEMI en octobre. Rendez-vous au SALEMI 2026 Class Pro remercie Fabrice Makem et l’ensemble de l’équipe d’Eduk-Média pour l’accueil et l’animation, ainsi que tous les participants pour leur engagement. Le SALEMI 2026, placé sous le thème « Médias, citoyenneté numérique et démocratie : l’EMI sur tous les fronts », se tiendra du 8 au 10 octobre 2026 à Douala, avec une séquence en ligne le 8 octobre suivie de deux journées présentielles.

FAUX : Donald Trump n’a pas déploré l’absence du Cameroun à cette compétition de football

Une vidéo partagée sur Facebook laisse croire que Donald Trump aurait regretté l’absence du Cameroun à la Coupe du monde 2026, et que le pays est celui qu’il souhaitait le plus voir participer à cette compétition. Après analyse de la séquence, des recherches d’image inversée et vérification du contexte, DataCheck a établi qu’il s’agit d’un extrait sorti de son contexte. Il a été tiré d’un discours prononcé par le président américain, lors du Sommet des jeunes leaders noirs organisé à la Maison Blanche en octobre 2019. Les propos tenus n’ont aucun lien avec le football ou la Coupe du monde. Il y a quelques semaines, une vidéo de 35 secondes mettant en scène Donald Trump a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. La rédaction l’a notamment repérée sur la page Lady Baby – Officiel, qui se présente comme celle d’une artiste rappeuse camerounaise engagée pour l’émancipation des jeunes. La page compte près de 40 000 abonnés au 24 juin 2026. Dans la vidéo, le président américain apparaît derrière un pupitre lors d’un événement officiel. Des textes accompagnés des émoticônes du drapeau du Cameroun indiquent ceci: « Donald Trump nous pleure » et « Apparemment le Cameroun est le seul pays qu’il voulait voir en Coupe du monde ». Ils sont tous deux collés à la vidéo, comme étant le résumé des dires du président américain. La séquence de vérification est divisée en deux. Celle de dessus montre une jeune dame dans un espace privé, qui semble acquiescer les dires du patron de Truth social. La vidéo du bas illustre quant à elle, Donald Trump, accompagné de deux personnes, dont un jeune homme à droite et une jeune dame à gauche. Il déclare alors dans cet extrait que le « Cameroun, dont j’entends dire que c’est un endroit magnifique, vraiment magnifique. Le Cameroun. Oh. Wow. Une personne du Cameroun. Pour redonner à notre pays, il a rejoint l’armée des États-Unis et a servi honorablement pendant quatre ans en tant que spécialiste très talentueux en artillerie de campagne. Très talentueux, dit-on. Ben, nous saluons votre noble service et s’il vous plaît, dites quelques mots ». Ces propos tenus en anglais ont été traduits en français grâce à Claude, une plateforme d’Intelligence Artificielle. D’après certaines initiales contenues sur la vidéo telles que LiveNOW from FOX et la bande passante portant la mention « Subscribe to News Now », l’extrait laisse croire que le film est issu de la chaîne de télévision américaine. La publication a totalisé au 25 juin 2026 comptant 5449 likes, 682 commentaires, 1073 partages et 422 enregistrements, survient au moment où se tient la 23e édition de la Coupe du monde 2026, aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Une édition à laquelle ne participe pas le Cameroun, mais dont les débats sur les raisons de sa non-qualification alimentent les discussions. Vérification Pour retrouver l’origine de la vidéo, Class Pro a utilisé l’outil InVID WeVerify qui a segmenté l’extrait en plusieurs images clés, facilitant ainsi les recherches inversées. Cette démarche a permis de retrouver une publication plus ancienne, datée du 22 mars 2026, sur le compte Facebook de Prof. Victor Mbarika, présenté comme un conseiller pédagogique. La même vidéo y est publiée, avec une légende totalement différente : « Si le grand président Donald J. Trump dit que le Cameroun est un beau pays, qui suis-je pour ne pas être d’accord ? Notre nation est bénie, forte et pleine de promesses. Que Dieu bénisse notre grande nation, le Cameroun ». Jusqu’ici, aucun élément des vidéos exploitées ne corrobore avec le message sur la volonté de Donald Trump de voir le Cameroun participer à la coupe du monde 2026. Dans la poursuite des recherches via des images clées extraites par InVID. L’une d’elles a permis de retrouver l’intégralité de la vidéo sur la chaîne YouTube de LiveNOW from FOX. La vidéo originale a été publiée le 4 octobre 2019 avec pour titre « FULL EVENT: President Trump remarks at Young Black Leadership Summit 2019 ». Selon la description publiée par le média américain, Donald Trump s’exprimait devant près de 300 étudiants et jeunes professionnels afro-américains réunis à la Maison Blanche, dans le cadre du Sommet des jeunes leaders noirs (Young Black Leadership Summit). Après réécoute de l’intégralité de la séquence, Class Pro retrouve le passage devenu viral. Celui-ci correspond précisément au moment où Donald Trump présente Ben Okereke, un étudiant d’origine nigériano-camerounaise, invité à prendre la parole lors de cet événement. La vidéo virale s’arrête toutefois juste avant l’intervention du jeune homme. À aucun moment dans la vidéo originale Donald Trump ne parle de football, de Coupe du monde ou de la non-qualification du Cameroun. En somme, la vidéo qui affirme que Donald Trump, le président américain aurait déclaré que le Cameroun est le seul pays qu’il souhaitait voir participer à la Coupe du monde 2026 est trompeuse. Les vérifications menées par Class Pro montrent qu’il s’agit d’un extrait sorti de son contexte et sans aucun lien avec les informations qui lui ont été associées. Il s’agit d’un discours prononcé le 4 octobre 2019 lors du Sommet des jeunes leaders noirs (Young Black Leadership Summit) à la Maison Blanche. Le président américain évoquait le parcours de Ben Okereke, un étudiant Camerounais, et non la Coupe du monde 2026 ou l’absence des Lions indomptables à cette compétition. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/  

MANIPULÉE : Cette vidéo qui prétend montrer feu Cavaye Yeguié Djibril faisant des déclarations au sujet de la Socadel est un montage

Cette vidéo a été réalisée à partir d’une image datant de 2024 représentant l’ancien président de l’Assemblée nationale du Cameroun. Cette vidéo sur TikTok, prétendant montrer une vidéo de Cavaye Yeguie Djibril se plaignant des coupures intempestives d’énergie électrique au Cameroun, est MANIPULÉE. La publication qui a été faite le 5 juin 2026 est libellée ainsi: « Socadel a pris service ou Énéo qui nous fait ses adieux ? ». Le texte est suivi d’une vidéo de 10 secondes mettant en scène le défunt président de l’Assemblée nationale du Cameroun, Cavaye Yeguie Djibril, vêtu d’un boubou blanc qui déclare ceci : « Je demande hein, Socadel a pris service ou c’est Eneo qui nous fait ses adieux. Trop de coupures même l’assemblée nationale. » PesaCheck a analysé cette vidéo et l’a trouvée manipulée. Une recherche d’images inversée sur Yandex partant de cette capture d’écran a permis de la retrouver dans cet article publié par Cameroon Tribune le 24 mars 2024, avec cet intitulé, traduit de l’anglais au français : « Assemblée nationale : Bureau permanent élu ». On la retrouve également dans ce post mis en ligne sur la page Facebook d’Africa24 TV le 19 mars 2025, pour informer qu’au Cameroun, Cavaye Yeguié Djibril a été réélu président de l’Assemblée nationale mardi 18 mars 2025. L’élection a eu lieu au cours d’une séance plénière présidée par la doyenne d’âge de l’Assemblée nationale, Laurentine Koa Mfegue. Cette réélection s’est déroulée sans aucune concurrence. La réélection de Djibril a été relayée ici et ici, avec la même photo. En rappel, le 17 mars 2026, Théodore Datouo est élu président de l’Assemblée nationale, remplaçant Cavaye Yeguié Djibril, décédé le 6 mai 2026. Or, c’est le 4 mai 2026 que Paul Biya, président de la République du Cameroun, officialise la transformation d’Eneo en Société Camerounaise d’Électricité. Contactée par PesaCheck, Esther Kima, directrice de la communication de l’Assemblée nationale, affirme qu’il s’agit d’une « manipulation » et ajoute que « Le 5 juin 2026, l’ancien président de l’Assemblée nationale n’était plus en vie. La session parlementaire du mois de juin n’avait même pas encore commencé et le très honorable Cavaye Yeguié Djibril n’était plus en fonction lorsque le Chef de l’État, par décret, décida de créer la Socadel. » PesaCheck a, à partir de l’outil Hive Moderation, analysé les propos attribués à Cavaye Yeguié Djibril, et les résultats révèlent qu’ils ont été générés à 74,2 pour cent par l’IA, comme on peut le voir ci-dessous. Quant à la recherche Google avec les mots-clés : « Cavaye Yeguie Djibril se plaint de Socadel et d’Eneo »,  elle n’a donné aucun résultat crédible. Cette rumeur fait suite aux coupures d’énergie intempestives que subissent les Camerounais malgré la création de Socadel. PesaCheck a examiné une vidéo sur TikTok prétendant montrer Cavaye Yeguie qui se plaint des coupures intempestives d’énergie électrique au Cameroun et l’a trouvée MANIPULÉE. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le vérificateur des faits Stéphane Eyock et éditée par Nicole Ricci Minyem, éditrice d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah.  PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

Cette photo de deux présumés violeurs à Odza a été générée par IA

  Une image montrant deux hommes présentés comme des auteurs d’un viol sur mineure circule abondamment sur Facebook ce 19 juin 2026. La publication est notamment relayée par le compte Facebook de Sosthène Médard Lipotdeux, qui se présente comme (porte-parole du Mrc) et compte plus de 14 000 abonnés. Sur le cliché, deux hommes apparaissent entourés par des personnes en tenue. Chacun d’eux a un écriteau sur le torse sur lequel sont inscrits leurs noms, prénoms et âges, ainsi que ce qui leur est reproché. L’un est présenté comme Tayou Noubissi Christian, 42 ans, l’autre comme Kitio Ndongmo Willias tous les deux accusés de viol sur mineure. Aucun élément visible sur l’image ne permet toutefois d’identifier avec certitude l’unité de gendarmerie ou le lieu où la scène a été photographiée. La photo est accompagnée du message: « ODZA : VIOLEURS D’ENFANTS ! Une fillette de cinq ans seulement. Ils lui ont acheté des biscuits, des yaourts et des bonbons. Lieu du crime, une chambre du quartier général des hooligans à Odza, en profitant de l’absence des parents. Conséquences, la petite fille est actuellement hospitalisée sous soins intensifs ». En quelques heures, la publication a déjà enregistré près de 486 likes, 60 commentaires et 117 partages. Elle intervient dans un contexte où plusieurs cas d’agressions sexuelles notamment sur des mineurs sont dénoncés au Cameroun. Class Pro a consulté les différentes plateformes officielles de la Gendarmerie nationale du Cameroun. Au moment où nous mettions cet article en ligne, aucune publication relative à l’interpellation de ces deux individus présentés sur l’image n’a pu être retrouvée. Capture d’écran issue du résultat sur Hive Moderation La rédaction a ensuite soumis le cliché à Hive Moderation, un outil spécialisé dans la détection de contenus générés par l’intelligence artificielle. Le résultat obtenu fait savoir que la probabilité que l’image soit générée par l’IA est de 99,9 %. En conclusion, cette photo est générée par l’IA. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/    

Prendre la parole : quand les femmes handicapées redéfinissent le leadership citoyen

Longtemps exclues des espaces de décision, les femmes en situation de handicap s’imposent aujourd’hui comme des actrices essentielles du changement social. Par leur engagement, leur vécu et leur capacité à transformer les contraintes en leviers d’action, elles redéfinissent les contours du leadership citoyen. Et si leur voix était, en réalité, une clé pour des sociétés plus justes ?   De l’invisibilité à la prise de parole Pendant longtemps, la parole des femmes en situation de handicap a été confisquée, minimisée ou ignorée. Absentes des débats publics, peu représentées dans les médias, rarement associées aux prises de décision, elles ont été reléguées à la périphérie des dynamiques citoyennes. Mais cette réalité évolue. De plus en plus, elles prennent la parole, elles s’organisent et revendiquent leur place. Et surtout, elles refusent désormais d’être définies uniquement par leur vulnérabilité. Prendre la parole, un acte politique S’exprimer, ce n’est pas seulement parler. C’est exister dans l’espace public. Pour une femme en situation de handicap, prendre la parole peut signifier : – contester des stéréotypes profondément ancrés ; – affirmer sa légitimité ; – partager une expérience souvent invisibilisée ; – revendiquer des droits. C’est un acte politique. Un acte qui transforme non seulement le regard des autres, mais aussi les rapports de pouvoir. Un leadership ancré dans le vécu Les formes traditionnelles de leadership reposent souvent sur des critères d’autorité, de visibilité ou de position sociale. Mais les femmes en situation de handicap proposent autre chose,un leadership ancré dans le vécu. Un leadership qui s’appuie sur : – la résilience face aux obstacles ; – la connaissance directe des inégalités ; – la capacité à trouver des solutions concrètes ; – une attention particulière aux besoins des plus marginalisés. Ce type de leadership est souvent invisible, mais il est profondément transformateur. Des voix qui transforment les communautés Dans les associations, les collectifs, les initiatives locales, ces femmes jouent déjà un rôle clé. Elles sensibilisent sur les droits, accompagnent d’autres femmes, participent à des actions citoyennes, influencent les décisions à l’échelle communautaire. Elles ne sont pas en attente de changement, elles le produisent. Lire aussi : Accès et pouvoir d’agir : construire des espaces vraiment inclusifs pour les femmes handicapées  Le rôle des médias : amplifier ou ignorer Malgré cette dynamique, leur visibilité reste limitée. L’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) invite à se poser une question essentielle : qui a le droit d’être entendu ? Les médias ont le pouvoir : – d’amplifier ces voix ; – de valoriser ces parcours ; – ou au contraire, de les maintenir dans l’ombre. Rendre visibles ces formes de leadership, c’est contribuer à changer les normes. Créer des espaces pour s’exprimer Pour que cette parole continue d’émerger, il est essentiel de : – créer des espaces d’expression accessibles ; – encourager la participation citoyenne ; – soutenir les initiatives portées par les femmes handicapées ; – intégrer leurs voix dans les processus de décision. Parce que la parole ne suffit pas si elle n’est pas entendue. Redéfinir le pouvoir Et si le pouvoir ne résidait pas seulement dans les institutions, mais aussi dans la capacité à transformer son vécu en action ? Les femmes en situation de handicap montrent que le leadership ne se limite pas aux postes occupés. Il se construit aussi dans les luttes quotidiennes, les engagements locaux et les solidarités. Parce qu’au fond… pendre la parole, c’est déjà exercer un pouvoir. Et quand des voix longtemps marginalisées s’élèvent, ce n’est pas seulement un progrès individuel, c’est toute la société qui avance.

Pré-SALEMI 2026 : Class Pro lance un atelier d’éducation aux médias et à l’information à Yaoundé

Dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, phase préparatoire du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, l’association Class Pro organise un atelier d’une journée sur l’éducation aux médias et à l’information (EMI), en partenariat pédagogique avec Eduk-Média, acteur clé de l’EMI en Afrique centrale. La formation se tiendra dans les locaux d’Eduk-Média à Yaoundé, qui en assurera l’animation. Former l’esprit critique à l’ère numérique Placé sous le thème « Former l’esprit critique à l’ère numérique : quelles approches EMI pour les réalités africaines ? », cet atelier vise à renforcer les pratiques EMI auprès des acteurs éducatifs, associatifs et médiatiques. L’Éducation aux Médias et à l’Information est au cœur du SALEMI, qui consacre 80 à 95 % de ses contenus à l’EMI et à ses acteurs. Cet atelier s’inscrit dans cette dynamique en réunissant des professionnels engagés dans la transmission de l’esprit critique face aux contenus numériques. Un partenariat pédagogique avec Eduk-Média Pour cette troisième activité du Pré-SALEMI 2026, Class Pro s’associe à Eduk-Média, acteur clé de l’EMI en Afrique centrale, qui accueillera l’atelier dans ses locaux à Yaoundé et en assurera l’animation pédagogique. Cette collaboration permet de partager des méthodologies EMI adaptées aux contextes africains, de créer des passerelles entre les acteurs EMI du Cameroun et de valoriser les initiatives locales et régionales. L’atelier s’adresse aux : Éducateurs et formateurs Organisations de la société civile (OSC) et associations Journalistes et blogueurs 20 places seront disponibles. Format et informations pratiques Format : atelier présentiel Lieu : siège Eduk-Média, Yaoundé Date : 8 juillet 2026 Durée : 1 journée Lire aussi : Class Pro et Datacheck forment 15 professionnels des médias à Douala Résultats attendus Cet atelier vise le renforcement des capacités EMI des participants, la mise en réseau des acteurs de l’éducation aux médias, ainsi que des contributions thématiques pour le Livre blanc du Pré-SALEMI. Les participants seront également invités à poursuivre cette dynamique lors du SALEMI, prévu en octobre 2026 à Douala. Modalités de candidature Les candidatures se feront via ce formulaire d’inscription. Bonne chance à tous !

Pré-SALEMI 2026 : Class Pro et DataCheck forment quinze professionnels des médias au fact-checking à Douala

Dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, phase préparatoire du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, l’association Class Pro a organisé un atelier d’une journée sur le fact-checking et la lutte contre la désinformation, en partenariat avec ADISI/DataCheck, référence camerounaise en vérification de l’information et journalisme de données. La formation s’est tenue dans les locaux d’ADISI-Cameroun à Douala. Un atelier ancré dans le contexte camerounais Quinze journalistes, blogueurs et créateurs de contenus, infographistes, étudiants en communication, en médecine… ont participé à cette formation intensive. La journée s’est articulée autour de cinq sessions progressives, alliant apports théoriques et exercices pratiques, avec une répartition claire des rôles : Class Pro a animé les sessions sur la compréhension de la désinformation, les enjeux éthiques et démocratiques, et l’éducation aux médias et à la citoyenneté numérique ; DataCheck a pris en charge les sessions techniques sur les outils et méthodes de vérification. La formation a ouvert sur un état des lieux documenté de l’écosystème informationnel camerounais : propagation de la désinformation via les groupes WhatsApp, circulation des faux documents administratifs, manipulation d’images et de vidéos en contexte électoral. Ces réalités locales ont servi de fil conducteur tout au long de la journée, ancrant les apprentissages dans des cas concrets familiers aux participants. Photo d’ensemble. C : Class Pro Les formateurs DataCheck Les sessions techniques ont été animées par deux membres de l’équipe DataCheck. Marthe NDIANG, rédactrice en cheffe de DataCheck, a conduit la session sur les techniques et outils de fact-checking, Keumeni Gilles, IT specialist et développeur fullstack, a guidé les participants dans la prise en main de MYDATACHECK, plateforme de fact-checking développée par DataCheck. Keumeni Gilles, IT specialist et développeur fullstack. C : Class Pro Et Badal FOHMOH, directrice Class Pro a clôturé la session avec démonstration pratique, introduisant notamment Vera, l’outil de vérification développé par ResponseTech. Des enjeux qui dépassent la technique Au-delà des outils, l’atelier a abordé les dimensions éthiques et démocratiques de la vérification. Les participants ont travaillé sur la distinction entre désinformation, mésinformation et malinformation, sur les mécanismes psychologiques et algorithmiques qui favorisent la propagation des fausses informations, et sur la responsabilité citoyenne dans la chaîne de diffusion de l’information. La formation a également intégré une réflexion sur le cadre légal camerounais, la loi de 2010 sur la cybercriminalité et sur les pressions réelles auxquelles font face les professionnels de la vérification sur le terrain. Lire aussi : Dignité menstruelle : ces corps oubliés de l’inclusion  Une charte d’engagement et des outils de capitalisation En clôture de journée, les participants ont signé collectivement une charte d’engagement par laquelle ils s’engagent notamment à vérifier avant de partager, à citer leurs sources, à corriger publiquement leurs erreurs et à contribuer au réseau EMI du SALEMI 2026. Des formulaires d’évaluation avant et après la formation ont permis de mesurer l’évolution des connaissances et des pratiques. Les enseignements de cet atelier seront capitalisés dans le Livre blanc du PRÉ-SALEMI 2026, document de référence sur l’état de l’éducation aux médias et de la lutte contre la désinformation en Afrique. Vers le SALEMI 2026 Cet atelier constitue la deuxième activité officielle du Pré-SALEMI 2026, juste après le challenge dessin d’EMI. Il s’inscrit dans la dynamique de préparation du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, prévu du 19 au 21 octobre 2026 à l’Institut Français du Cameroun à Douala, en format hybride. Événement officiel de la Semaine mondiale de l’EMI reconnue par l’UNESCO, le SALEMI 2026 réunira des acteurs des médias, de l’éducation et du numérique venus de toute l’Afrique, et du monde. Les retours jusqu’ici reçus des participants sont encourageants.

Dignité menstruelle : ces corps oubliés de l’inclusion

Parler des menstruations est déjà un combat. Mais pour les femmes en situation de handicap, c’est une réalité encore largement invisibilisée. Entre tabous sociaux, angles morts médiatiques et manque d’infrastructures adaptées, leur dignité reste trop souvent reléguée au second plan. Et si une inclusion réelle commençait aussi par reconnaître ces expériences ? Quand parler des règles ne suffit pas Ces dernières années, la question de la dignité menstruelle a progressivement émergé dans les débats publics. Campagnes de sensibilisation, plaidoyers, actions communautaires : le sujet sort peu à peu du silence. Mais cette avancée reste incomplète. Car toutes les femmes ne sont pas concernées de la même manière par ces initiatives. Certaines restent à la marge des discours, comme si leurs réalités étaient trop complexes, trop invisibles… ou simplement oubliées. Lire aussi : Accès et pouvoir : construire des espaces vraiment inclusifs pour les femmes handicapées  Femmes handicapées : une double invisibilisation Être femme, dans de nombreux contextes, c’est encore devoir composer avec les tabous liés au corps. Être en situation de handicap, c’est souvent être absente des récits dominants. Être les deux à la fois, c’est exister dans un angle mort. Un angle mort où les menstruations ne sont ni pensées, ni racontées, ni intégrées dans les politiques publiques de manière adaptée. Des réalités concrètes, rarement prises en compte Derrière le silence, il y a des vécus. Pour de nombreuses femmes en situation de handicap, la gestion des menstruations implique : – un accès limité aux produits d’hygiène ; – des infrastructures non adaptées ; – une dépendance accrue pour des gestes intimes ; – un manque d’information accessible. Comme le souligne Nokam Christelle, engagée pour les droits des femmes et des personnes handicapées : « Les femmes handicapées font face à des défis d’accès aux produits d’hygiène et à des infrastructures adaptées. » Ces réalités ne relèvent pas de situations isolées. Elles traduisent un déficit structurel d’inclusion. Le corps comme angle mort des récits médiatiques L’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) nous apprend à questionner ce qui est visible… et ce qui ne l’est pas. Quand les médias abordent la dignité menstruelle : – quels corps sont représentés ? – quelles expériences sont mises en avant ? – lesquelles restent absentes ? Les femmes en situation de handicap sont encore largement invisibles dans ces récits. Et cette invisibilité n’est pas sans conséquence : ce qui n’est pas montré est rarement priorisé. Dignité en rouge : rendre visible ce qui ne l’est pas Face à ce silence, certaines initiatives cherchent à changer les choses. À travers la campagne Dignité en rouge, portée par l’organisation HandiFiers,  ou le projet soso meki : mon sang est digne de l’association Elles rayonnent ensemble, des actions sont menées pour visibiliser les réalités menstruelles des femmes en situation de handicap, sensibiliser les communautés et promouvoir des solutions inclusives. Cette approche rappelle une évidence : on ne peut pas parler de dignité menstruelle sans inclure toutes les femmes. Une question de droits, pas de confort La dignité menstruelle n’est pas un luxe. C’est une question de santé ; autonomie ; éducation ; participation sociale. Lorsqu’une femme ne peut pas gérer ses menstruations dans des conditions dignes, c’est toute sa capacité à participer pleinement à la société qui est affectée. Inclure tous les corps, vraiment Les avancées en matière de dignité menstruelle sont importantes. Mais elles doivent aller plus loin. Inclure réellement, c’est : – penser des infrastructures accessibles ; – adapter les politiques publiques ; – produire des contenus médiatiques inclusifs ; – donner la parole aux premières concernées. Et si l’inclusion passait aussi par le corps ? On parle souvent d’inclusion en termes d’accès, de participation ou de représentation. Mais plus rarement du corps. Et pourtant, c’est là que tout commence. Parce qu’au fond… Une société inclusive ne choisit pas quels corps méritent la dignité. Elle les reconnaît tous,  sans exception. Prendre en compte ces réalités, c’est aussi permettre aux femmes de prendre la parole…Reconnaître ces réalités, c’est aussi ouvrir la voie à une parole plus libre et à un engagement plus affirmé des femmes concernées.  

Pré-SALEMI 2026 : Class Pro lance un atelier de fact-checking et de lutte contre la désinformation à Douala

Face à la montée des fake news, de la manipulation de l’information et des contenus trompeurs sur les réseaux sociaux, l’éducation aux médias et à l’information devient un enjeu citoyen majeur. Dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, l’association Class Pro organise le 29 mai 2026 à Douala un atelier de formation consacré au fact-checking et à la lutte contre la désinformation, en partenariat avec DataCheck Former des acteurs des médias plus critiques et responsables Le numérique a profondément transformé la manière dont l’information circule. Entre rumeurs virales, contenus manipulés, désinformation politique ou sanitaire et multiplication des fausses informations en ligne, journalistes, blogueurs et créateurs de contenus sont aujourd’hui confrontés à de nouveaux défis professionnels et éthiques. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’atelier : « Journalistes, blogueurs et créateurs de contenus à l’épreuve des fake news » Organisé par Class Pro dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, cet atelier ambitionne de renforcer les capacités des acteurs de l’information autour : – des techniques de vérification de l’information ; – des outils de fact-checking ; – des réflexes de recherche et de recoupement ; – des enjeux liés aux médias responsables ; – et de l’esprit critique dans l’espace numérique. Un partenariat avec DataCheck Pour cette activité, Class Pro s’associe à DataCheck, structure reconnue pour son expertise en fact-checking, vérification de l’information et lutte contre la désinformation. Les participants bénéficieront d’un cadre d’échanges pratique et interactif, mêlant réflexions, études de cas et partage d’expériences autour des défis actuels de la désinformation. Cet atelier contribuera également à nourrir les réflexions du livre blanc du Pré-SALEMI 2026, qui réunira analyses, recommandations et contributions autour de l’éducation aux médias et à l’information en Afrique. Une activité inscrite dans le Pré-SALEMI 2026 Le Pré-SALEMI constitue la phase préparatoire du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information (SALEMI 2026), initiative portée par Class Pro afin de promouvoir l’esprit critique, l’engagement citoyen et les médias responsables en Afrique. Le thème du Pré-SALEMI 2026 est : « Esprit critique, engagement citoyen et médias responsables : éduquer pour mieux agir » À travers ateliers, challenges, webinaires, rencontres éducatives et initiatives citoyennes, le Pré-SALEMI vise à mobiliser jeunes, éducateurs, journalistes, blogueurs, chercheurs, créateurs numériques et organisations engagées autour des enjeux de l’EMI. Qui peut candidater ? L’appel à candidatures est ouvert aux journalistes ; blogueurs ; créateurs de contenus ; étudiants en journalisme et communication ; acteurs engagés dans les médias et le numérique. Seulement 20 places sont disponibles, et les candidatures seront examinées par l’équipe organisatrice afin de garantir la diversité des profils et la qualité des échanges. Informations pratiques Date : 29 mai 2026 Ville : Douala Format : atelier présentiel – 1 journée Inscriptions : inscriptions@classpro.org Les candidats intéressés sont invités à envoyer leur nom et prénom ; leur profession ou média ; une courte présentation ; et quelques lignes de motivation.    

Accès et pouvoir d’agir : construire des espaces vraiment inclusifs pour les femmes handicapées

Parler d’inclusion ne suffit plus. Pour les femmes en situation de handicap, l’enjeu est désormais celui de l’accès réel : aux espaces, aux ressources, aux opportunités. Car sans conditions concrètes pour participer, la citoyenneté reste théorique. Et si l’inclusion commençait enfin par transformer nos environnements ? L’inclusion ne se décrète pas Au fil des engagements, des discours et des campagnes, l’inclusion est devenue un mot central. Mais entre les intentions affichées et les réalités vécues, l’écart reste important. Pour de nombreuses femmes en situation de handicap, participer à la vie sociale, économique ou citoyenne relève encore du parcours d’obstacles. Et ces obstacles ne sont pas seulement individuels, ils sont structurels. Des barrières visibles… et invisibles L’accès ne se limite pas à une rampe d’entrée ou à une infrastructure adaptée. Il concerne un ensemble de dimensions souvent négligées : – l’accessibilité physique des espaces publics ; – l’accès à l’information dans des formats adaptés ; – les conditions économiques permettant de participer ; – la sécurité et la dignité dans les espaces partagés ; – la prise en compte des besoins spécifiques dans les politiques locales. Ces barrières, lorsqu’elles s’accumulent, excluent silencieusement. Participer reste un défi quotidien Aller à une réunion, accéder à un service, participer à une activité communautaire… Ces gestes simples peuvent devenir complexes, voire impossibles, pour certaines femmes en situation de handicap. Ce manque d’accessibilité limite : – leur participation citoyenne ; – leur autonomie ; – leur visibilité dans l’espace public ; – leur capacité à influencer les décisions. Une citoyenneté sans accès réel est une citoyenneté incomplète. Lire aussi : Municipales 2026 à Douala 3 : Nous portons le changement, rencontre avec Nokam Christelle, candidate pour une démocratie inclusive Transformer les espaces pour transformer la société Penser l’inclusion, c’est repenser les espaces. Des espaces : – accessibles physiquement ; – inclusifs dans leur conception ; – sûrs et respectueux ; – adaptés à la diversité des corps et des expériences. Cela implique d’intégrer les femmes en situation de handicap dès la conception des politiques, des projets et des infrastructures. Pas comme bénéficiaires, mais bien comme actrices.   Des initiatives qui ouvrent la voie Sur le terrain, des organisations et des collectifs s’engagent déjà pour améliorer l’accès et renforcer le pouvoir d’agir des femmes handicapées. À travers des actions de sensibilisation, de formation, d’accompagnement ou de plaidoyer, ces initiatives contribuent à : – lever les barrières ; – créer des opportunités ; – renforcer l’autonomie ; – favoriser l’inclusion réelle. Elles montrent que le changement est possible, mais qu’il nécessite une volonté collective. Le rôle de l’EMI : rendre visibles les obstacles L’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) joue un rôle clé dans cette transformation. Elle permet de : – documenter les réalités vécues ; – rendre visibles les obstacles souvent ignorés ; – questionner les récits dominants ; – promouvoir une information plus inclusive. Car ce qui n’est pas raconté reste invisible. Et ce qui reste invisible n’est pas priorisé.   Créer des conditions, pas seulement des discours L’inclusion ne se mesure pas aux intentions, mais aux conditions réelles offertes aux personnes. Créer une société inclusive, c’est : – adapter les infrastructures ; – garantir l’accès à l’information ; – soutenir l’autonomie économique ; – assurer la participation effective aux décisions. Autrement dit, passer du discours à l’action. On parle souvent de droits, de représentation, de participation. Mais sans accès, ces notions restent abstraites. Et si l’accès était la clé ? L’accès est le point de départ, le point de bascule, le point de transformation. Parce qu’au fond… une société inclusive ne se contente pas d’ouvrir la porte. Elle s’assure que tout le monde peut entrer, circuler, participer… et transformer l’espace commun. L’inclusion ne se joue pas uniquement dans l’accès aux espaces, mais aussi dans la manière dont les corps y sont reconnus et respectés. Qu’en est-il du corps lui-même ?  

Class Pro est une association qui mobilise l’action civique pour lutter contre les désordres informationnels

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