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Pré-SALEMI 2026 : Class Pro et DataCheck forment quinze professionnels des médias au fact-checking à Douala

Dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, phase préparatoire du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, l’association Class Pro a organisé un atelier d’une journée sur le fact-checking et la lutte contre la désinformation, en partenariat avec ADISI/DataCheck, référence camerounaise en vérification de l’information et journalisme de données. La formation s’est tenue dans les locaux d’ADISI-Cameroun à Douala. Un atelier ancré dans le contexte camerounais Quinze journalistes, blogueurs et créateurs de contenus, infographistes, étudiants en communication, en médecine… ont participé à cette formation intensive. La journée s’est articulée autour de cinq sessions progressives, alliant apports théoriques et exercices pratiques, avec une répartition claire des rôles : Class Pro a animé les sessions sur la compréhension de la désinformation, les enjeux éthiques et démocratiques, et l’éducation aux médias et à la citoyenneté numérique ; DataCheck a pris en charge les sessions techniques sur les outils et méthodes de vérification. La formation a ouvert sur un état des lieux documenté de l’écosystème informationnel camerounais : propagation de la désinformation via les groupes WhatsApp, circulation des faux documents administratifs, manipulation d’images et de vidéos en contexte électoral. Ces réalités locales ont servi de fil conducteur tout au long de la journée, ancrant les apprentissages dans des cas concrets familiers aux participants. Photo d’ensemble. C : Class Pro Les formateurs DataCheck Les sessions techniques ont été animées par deux membres de l’équipe DataCheck. Marthe NDIANG, rédactrice en cheffe de DataCheck, a conduit la session sur les techniques et outils de fact-checking, Keumeni Gilles, IT specialist et développeur fullstack, a guidé les participants dans la prise en main de MYDATACHECK, plateforme de fact-checking développée par DataCheck. Keumeni Gilles, IT specialist et développeur fullstack. C : Class Pro Et Badal FOHMOH, directrice Class Pro a clôturé la session avec démonstration pratique, introduisant notamment Vera, l’outil de vérification développé par ResponseTech. Des enjeux qui dépassent la technique Au-delà des outils, l’atelier a abordé les dimensions éthiques et démocratiques de la vérification. Les participants ont travaillé sur la distinction entre désinformation, mésinformation et malinformation, sur les mécanismes psychologiques et algorithmiques qui favorisent la propagation des fausses informations, et sur la responsabilité citoyenne dans la chaîne de diffusion de l’information. La formation a également intégré une réflexion sur le cadre légal camerounais, la loi de 2010 sur la cybercriminalité et sur les pressions réelles auxquelles font face les professionnels de la vérification sur le terrain. Lire aussi : Dignité menstruelle : ces corps oubliés de l’inclusion  Une charte d’engagement et des outils de capitalisation En clôture de journée, les participants ont signé collectivement une charte d’engagement par laquelle ils s’engagent notamment à vérifier avant de partager, à citer leurs sources, à corriger publiquement leurs erreurs et à contribuer au réseau EMI du SALEMI 2026. Des formulaires d’évaluation avant et après la formation ont permis de mesurer l’évolution des connaissances et des pratiques. Les enseignements de cet atelier seront capitalisés dans le Livre blanc du PRÉ-SALEMI 2026, document de référence sur l’état de l’éducation aux médias et de la lutte contre la désinformation en Afrique. Vers le SALEMI 2026 Cet atelier constitue la deuxième activité officielle du Pré-SALEMI 2026, juste après le challenge dessin d’EMI. Il s’inscrit dans la dynamique de préparation du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information, prévu du 19 au 21 octobre 2026 à l’Institut Français du Cameroun à Douala, en format hybride. Événement officiel de la Semaine mondiale de l’EMI reconnue par l’UNESCO, le SALEMI 2026 réunira des acteurs des médias, de l’éducation et du numérique venus de toute l’Afrique, et du monde. Les retours jusqu’ici reçus des participants sont encourageants.

FAUX : Cette vidéo ne montre pas l’évacuation des passagers après les frappes de missiles iraniens sur des aéroports israéliens

La vidéo, prise en juillet 2025, montre l’évacuation des passagers d’un vol de l’American Airlines à Denver après que celui-ci a rencontré des problèmes mécaniques. Ce post sur X (anciennement Twitter) avec une vidéo prétendant montrer l’évacuation de passagers israéliens après des frappes de missiles iraniens à un aéroport israélien est FAUX. « Breaking : Les passagers israéliens ont été évacués après les frappes de missiles iraniens sur l’aéroport d’Israël », peut-on lire dans la publication faite le 1er mars 2026. La publication contient une vidéo de 38 secondes montrant un avion dont le fuselage est envahi par les flammes. L’on voit aussi des passagers qui sortent précipitamment par une glissière d’évacuation et s’éloignent de l’appareil garé sur une piste d’atterrissage. PesaCheck a analysé le post et l’a trouvé faux. Une recherche d’images inversée sur Yandex partant de ce cliché en vérification a notamment mené PesaCheck vers cette vidéo, mise en ligne le 27 juillet 2025 sur la chaine YouTube de BFM TV avec cet intitulé : « Un Boeing 737 d’American Airlines évacué en urgence aux États-Unis après un départ de feu ». Au-delà du fait que les images sont identiques à celles que nous vérifions, nous pouvons lire ceci en synthèse : « Un Boeing 737 d’American Airlines a été évacué en urgence aux États-Unis après un départ de feu ce samedi 26 juillet 2025. Le vol a signalé un incident de train d’atterrissage au décollage. Une personne a été transportée à l’hôpital avec des blessures mineures ». La recherche Google avec les mots-clés : « Un Boeing 737 d’American Airlines a été évacué en urgence aux États-Unis » a mené Pesacheck vers ces différents reportages qui indiquent que l’incident est survenu le 26 juillet 2025 à bord de l’avion Boeing 737 qui a « pris feu 5 à 10 secondes avant le décollage, les 173 passagers contraints d’évacuer l’avion par les toboggans ». Quant à la recherche Google de mots-clés : « Les passagers israéliens évacués d’un avion lorsque l’aéroport a été frappé par des missiles iraniens », elle n’a mené à aucun résultat concluant. En février 2026, les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, déclenchant des représailles qui ont embrasé le Moyen-Orient. PesaCheck a examiné un post X avec une vidéo prétendant montrer des passagers israéliens évacués d’un aéroport en Israël après des frappes de missiles iraniens et l’a trouvé FAUX. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le vérificateur des faits Stéphane Eyock et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah. PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.  

Non : Jacques Fame Ndongo n’a pas défendu le poste de vice-président dans une interview

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et devenue virale montre le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup) et secrétaire national à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (parti au pouvoir) face à la presse déclarant que la création d’un poste de vice-président permettrait de « lutter contre le vide institutionnel ». Après vérification auprès de Jean-Paul Mbia, conseiller technique n°1 au Minesup et via des outils de recherche d’image inversée entre autres, Class Pro établit qu’il s’agit d’une vidéo manipulée par les outils d’intelligence artificielle. Depuis quelques jours, une séquence vidéo montrant le professeur Jacques Fame Ndongo en interview circule sur les réseaux sociaux. Dans cet extrait présenté comme récent, le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup) commente un des sujets majeurs de l’actualité (politique)au Cameroun: la création d’un poste de vice-président. Morceaux choisis des propos attribués au Minesup, « le poste de vice-président permet de lutter contre le vide institutionnel ». La vidéo publiée entre autres sur le compte Facebook de Maître Sikati-Officiel, est accompagnée d’un commentaire : « Pauvre Cameroun. Des gros mots sans cohérence. Lui-même ne comprend pas ce qu’il dit. Du faux français et anglais mélangés », lit-on. La publication cumule plus de 3000 likes, plus de 1000 commentaires et plus de 600 partages et 231 000 vues. Cette vidéo circule moins d’une semaine après la promulgation (le 14 avril 2026) de la loi portant création du poste de vice-président de la République du Cameroun. Une révision constitutionnelle destinée à encadrer la succession présidentielle, qui prévoit qu’un vice-président nommé par le chef de l’État assure l’intérim et achève le mandat en cas de vacance du pouvoir. A l’observation minutieuse de ce clip, Class Pro y relève quelques éléments incohérents, notamment les mouvements des lèvres de Fame Ndongo pas en accord avec les paroles prononcées. Dans le but d’obtenir des clarifications, nous avons contacté le professeur Jacques Fame Ndongo. Celui-ci n’a pas répondu jusqu’au moment de la publication de l’article. La rédaction a ensuite joint le professeur Jean-Paul Mbia, conseiller technique n°1 Minesup. Il est formel, « Le ministre d’État n’est pas l’auteur de ces propos. Très souvent, sous sa casquette de Secrétaire à la communication du RDPC, il publie des communiqués officiels. Ce qui n’est pas le cas en ce moment ». Nous avons également contacté le professeur Joël Meyolo, le chef de Division de la Recherche et de la Coopération universitaires, qui a confirmé le caractère trompeur de la vidéo en précisant “ fake”, en réponse à nos questions. Par ailleurs, pour retracer l’origine de cette vidéo, Class Pro a effectué une recherche d’images inversée sur Google Lens à partir des captures d’écran de la séquence. Cette démarche a permis de retrouver la même interview, accompagnée d’un tout autre audio. Dans ces versions plus synchronisées, le ministre évoque plutôt des questions liées à la révolution du secteur de l’enseignement supérieur au Cameroun. Les mouvements des lèvres correspondent parfaitement aux paroles prononcées. L’une des versions retrouvées a été publiée le 7 avril 2020 sur la chaîne YouTube Groupe Daabou, avec la description indiquant qu’il s’agit d’une interview réalisée en 2015. Une autre séquence issue de la même interview, cette fois en langue anglaise, a également été publiée le 4 novembre 2020 sur la page Facebook KanKan Way. Nous avons également analysé la vidéo qui fait l’objet de cette vérification à l’aide de l’outil de détection d’intelligence artificielle de MyDataCheck. Les résultats indiquent que la vidéo elle-même est authentique à 87,35 %, mais que l’audio présente une probabilité de 99,78 % d’avoir été généré par intelligence artificielle. Au terme des vérifications, la vidéo attribuant au professeur Jacques Fame Ndongo des déclarations sur la création d’un poste de vice-président au Cameroun est trompeuse. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendnce journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/

Pré-SALEMI 2026 : Class Pro lance un atelier de fact-checking et de lutte contre la désinformation à Douala

Face à la montée des fake news, de la manipulation de l’information et des contenus trompeurs sur les réseaux sociaux, l’éducation aux médias et à l’information devient un enjeu citoyen majeur. Dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, l’association Class Pro organise le 29 mai 2026 à Douala un atelier de formation consacré au fact-checking et à la lutte contre la désinformation, en partenariat avec DataCheck Former des acteurs des médias plus critiques et responsables Le numérique a profondément transformé la manière dont l’information circule. Entre rumeurs virales, contenus manipulés, désinformation politique ou sanitaire et multiplication des fausses informations en ligne, journalistes, blogueurs et créateurs de contenus sont aujourd’hui confrontés à de nouveaux défis professionnels et éthiques. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’atelier : « Journalistes, blogueurs et créateurs de contenus à l’épreuve des fake news » Organisé par Class Pro dans le cadre du Pré-SALEMI 2026, cet atelier ambitionne de renforcer les capacités des acteurs de l’information autour : – des techniques de vérification de l’information ; – des outils de fact-checking ; – des réflexes de recherche et de recoupement ; – des enjeux liés aux médias responsables ; – et de l’esprit critique dans l’espace numérique. Un partenariat avec DataCheck Pour cette activité, Class Pro s’associe à DataCheck, structure reconnue pour son expertise en fact-checking, vérification de l’information et lutte contre la désinformation. Les participants bénéficieront d’un cadre d’échanges pratique et interactif, mêlant réflexions, études de cas et partage d’expériences autour des défis actuels de la désinformation. Cet atelier contribuera également à nourrir les réflexions du livre blanc du Pré-SALEMI 2026, qui réunira analyses, recommandations et contributions autour de l’éducation aux médias et à l’information en Afrique. Une activité inscrite dans le Pré-SALEMI 2026 Le Pré-SALEMI constitue la phase préparatoire du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information (SALEMI 2026), initiative portée par Class Pro afin de promouvoir l’esprit critique, l’engagement citoyen et les médias responsables en Afrique. Le thème du Pré-SALEMI 2026 est : « Esprit critique, engagement citoyen et médias responsables : éduquer pour mieux agir » À travers ateliers, challenges, webinaires, rencontres éducatives et initiatives citoyennes, le Pré-SALEMI vise à mobiliser jeunes, éducateurs, journalistes, blogueurs, chercheurs, créateurs numériques et organisations engagées autour des enjeux de l’EMI. Qui peut candidater ? L’appel à candidatures est ouvert aux journalistes ; blogueurs ; créateurs de contenus ; étudiants en journalisme et communication ; acteurs engagés dans les médias et le numérique. Seulement 20 places sont disponibles, et les candidatures seront examinées par l’équipe organisatrice afin de garantir la diversité des profils et la qualité des échanges. Informations pratiques Date : 29 mai 2026 Ville : Douala Format : atelier présentiel – 1 journée Inscriptions : inscriptions@classpro.org Les candidats intéressés sont invités à envoyer leur nom et prénom ; leur profession ou média ; une courte présentation ; et quelques lignes de motivation.    

Hors contexte : Cette vidéo des femmes qui dansent en exposant leurs derrières ne vient pas du Cameroun

Ladite vidéo circule sur Internet depuis 2019. Publiée sur TikTok au lendemain de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, une vidéo montrant des femmes exhiber des parties sensibles de leur corps à l’écoute d’une musique est présentée comme une scène du 8 mars 2026 au Cameroun. Après vérification à l’aide d’Invid WeVerify, cette séquence circulait déjà sur internet plusieurs années auparavant. Le 8 mars, le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes. Au Cameroun, cette journée donne lieu à diverses manifestations festives organisées par des associations, des entreprises ou des groupes de femmes. Mais chaque année, certaines scènes jugées excessives à savoir la consommation d’alcool, les danses indécentes ou des comportements déplacés circulent abondamment sur les réseaux sociaux. C’est dans ce contexte qu’une vidéo a été publiée le 9 mars 2026, soit le lendemain du jour de célébration, sur le compte TikTok “Haman Cameroun”. La séquence, qui cumule 513 likes, 31 commentaires, 125 enregistrements et 239 partages ce 17 mars 2026, est présentée comme une scène du 8 mars au Cameroun. On y aperçoit plusieurs femmes, vêtues d’un uniforme de couleur orange, se trémousser au rythme d’une fanfare. Plusieurs d’entre elles laissent entrevoir des parties sensibles de leur corps, sous le regard d’une foule composée d’hommes et d’enfants, entre autres. Le message «8 mars au Cameroun » associé à l’emblème tricolore accompagne la vidéo de vérification, renforçant l’idée que la scène se déroule dans ce pays. Vérification Après observation, Class Pro a relevé des incohérences sur l’uniforme contenu dans la vidéo de vérification. Tout d’abord, la teinte qui est moins colorée que celle du pagne du 8 mars 2026 ; puis, les motifs non identiques, moins nombreux et plus grossiers.  Même si l’orange fait partie des deux couleurs officielles du pagne du 8 mars 2026 au Cameroun, celle de la vidéo ne ressemble en rien à la couleur du pagne de cette année. Des détails qui ont permis de pousser la vérification afin de déterminer l’origine réelle de ce film. Pour cela, nous avons contacté l’auteur de la publication via son compte TikTok, mais n’avons jusqu’au jour de la publication de l’article, obtenu aucune réponse. Par la suite, la vidéo a été analysée à l’aide de l’outil InVID WeVerify, qui a tout d’abord fragmenté la séquence en images clés afin d’effectuer une recherche inversée sur internet. Cette méthode a permis de retrouver une publication de la même séquence sur la chaine “Renyi Regnard”, mise en ligne le 6 mai 2019. Une autre capture issue de la vidéo renvoie vers une publication encore plus ancienne sur YouTube, mise en ligne le 23 fevrier 2021 par la chaîne Milindimoyapwan4784, qui totalise 8959 vues et plus de 45 mentions “j’aime”. Ces différents éléments montrent que la vidéo partagée après la célébration du 8 mars 2026 ne correspond pas à un événement récent. La séquence circulait déjà sur internet plusieurs années auparavant. En sommes, la vidéo présentée comme une scène du 8 mars 2026 au Cameroun est trompeuse. Les recherches effectuées via InVID WeVerify, montrent que cette séquence querellée était déjà en ligne depuis 2019. Elle ne peut donc pas être associée aux célébrations récentes de la Journée internationale des droits des femmes au Cameroun. Cette vérification des faits a été produite par Class Pro dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Elle a été réalisée avec le mentorat entre pairs de l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, PesaCheck, avec le soutien financier de l’Initiative pour la Démocratie Numérique, dans le cadre du projet Digitalise Youth, dirigé par European Partnership for Democracy (EPD). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de Class Pro. Vous souhaitez en savoir plus ? Visitez : https://factcheck.africa/

FAUX : Cette vidéo ne montre pas l’hôtel Hilton de Yaoundé touché par un missile balistique iranien

La vidéo a été créée numériquement à l’aide de l’intelligence artificielle. Cette vidéo sur Facebook, prétendant montrer un missile balistique iranien tombant sur l’hôtel Hilton de Yaoundé, est FAUSSE. La publication, partagée le 4 mars 2026, lit : « Un missile balistique iranien tombe sur le Hilton à Yaoundé au Cameroun ». Elle est accompagnée d’une vidéo de 11 secondes montrant un grand bâtiment qui explose sous l’effet d’un missile et des débris s’éparpillent partout. PesaCheck a analysé cette vidéo et l’a trouvée fausse. Une recherche d’images inversée sur Yandex en utilisant cette capture d’écran n’a donné aucun résultat crédible. Par contre, celles effectuées à l’aide des outils tels que AI Detector Image et WasIt AI Image Detector ont permis à PesaCheck de déterminer que cet élément audio visuel a été généré à 99,92 pour cent par l’intelligence artificielle. (Confère captures d’écran ci-dessous). Un examen attentif de la vidéo révèle plusieurs incohérences, par exemple l’ogive qui pointe vers le haut tandis que le culot tombe sur l’hôtel Hilton. Les piliers à l’extérieur du bâtiment endommagé ne sont pas pulvérisés, et les voitures garées juste devant semblent avoir été poussées par l’explosion. Cependant, à la fin de la vidéo, les voitures reprennent leur position initiale et ne présentent aucun signe de dommages. Une recherche Google avec les mots-clés : « Un missile balistique iranien tombe sur le Hilton Yaoundé le 4 mars 2026 » n’a donné aucun résultat crédible. Une image prise par PesaCheck le 5 mars 2026 démontre que l’hôtel Hilton n’a pas été détruit par quoi que ce soit, surtout pas par un missile balistique iranien, contrairement à ce que prétend l’auteur de ce post. Photo prise par PesaCheck le 5 mars 2026 à Yaoundé PesaCheck a également contacté Alain Lombat Kong, Sales, Marketing and Communication Manager de l’hôtel, qui a déclaré que « L’hôtel Hilton n’a jamais été détruit par un missile balistique ou aucune autre bombe. Il est bel et bien fonctionnel ». Cette affirmation a été faite à la suite du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran. PesaCheck a examiné une vidéo sur Facebook prétendant montrer un missile balistique iranien tombant sur l’hôtel Hilton de Yaoundé et l’a trouvée FAUSSE. Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. Cette vérification de faits a été rédigée par le vérificateur des faits Stéphane Eyock et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par le rédacteur principal à PesaCheck, Stephen Ndegwa. PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.  

Éducation aux médias : et si le Cameroun s’inspirait des modèles étrangers ?

Entre la rigueur finlandaise, l’esprit critique suisse, la coordination française et la participation belge, que peut apprendre le Cameroun pour construire son propre modèle d’éducation aux médias et à l’information ? Pourquoi l’éducation aux médias est urgente au Cameroun La désinformation circule plus vite que la vérité. Les jeunes camerounais grandissent connectés, mais rarement formés à décrypter ce qu’ils lisent, regardent ou partagent. Dans un environnement numérique saturé, l’esprit critique devient une compétence vitale. L’éducation aux médias et à l’information (EMI) n’est pas seulement une affaire d’école : c’est une question de démocratie, de paix sociale et de citoyenneté numérique. Et si le Cameroun regardait ce qui se fait ailleurs pour imaginer sa propre voie ? Ce que font les autres : 4 modèles inspirants La Finlande : l’esprit critique comme réflexe national Souvent citée en exemple, la Finlande a intégré l’EMI au cœur de son système éducatif. Chaque élève y apprend à vérifier les sources, analyser les intentions derrière les messages et comprendre le rôle des médias dans la démocratie. Ce n’est pas une matière isolée, mais un fil conducteur présent dans toutes les disciplines. Résultat : une population parmi les plus résistantes à la désinformation dans le monde. La Suisse : un modèle de coéducation En Suisse, l’éducation aux médias repose sur un dialogue permanent entre école, familles et médias. Des programmes locaux favorisent les débats intergénérationnels autour du numérique, et les élèves participent eux-mêmes à la création de contenus et aux débats. L’approche est collaborative, fondée sur la confiance et la participation de tous les acteurs éducatifs. La France : une structuration nationale Depuis 1983, la France dispose du CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information), qui coordonne les actions à l’échelle du pays. Il forme les enseignants, développe des ressources pédagogiques et soutient des initiatives scolaires comme la « Semaine de la presse et des médias à l’école (SPME) ». Ce modèle montre l’importance d’une stratégie nationale claire et soutenue par les pouvoirs publics. La Belgique : l’éducation par la pratique En Belgique, l’EMI s’est construite autour des initiatives de la société civile et de l’éducation populaire. Les jeunes y sont encouragés à devenir acteurs : à produire eux-mêmes des podcasts, des journaux ou des vidéos, pour mieux comprendre les mécanismes médiatiques. C’est une approche vivante, horizontale et participative, centrée sur l’expérimentation. Lire aussi : Internet sous pression : quand la désinformation cache la répression numérique  Et le Cameroun dans tout ça ? Le Cameroun ne part pas de zéro. Il avance, mais sans cadre national solide. Dans les écoles, l’EMI reste peu présente. Pourtant, sur le terrain, des acteurs locaux innovent et agissent. Depuis quelques années, des initiatives locales émergent pour combler le vide laissé par l’absence d’une véritable politique nationale d’éducation aux médias et à l’information. Si l’école camerounaise reste encore peu outillée pour former les élèves à la lecture critique de l’information, des organisations de la société civile ont pris le relais, avec conviction et créativité. Parmi elles, Class Pro : qui en a fait un combat quotidien. Elle se distingue par son approche communautaire et critique. Fondée en 2022, l’association s’est donnée pour mission de rendre l’EMI accessible à tous les publics – jeunes, enseignants, journalistes, femmes et leaders communautaires à travers des projets comme #VOFEM, #JeunesVoixCritiques ou la Bourse EMI. Sa devise, « L’EMI sur tous les fronts », traduit bien sa vision : l’esprit critique est un outil d’émancipation et de justice sociale. Aux côtés de Class Pro, Eduk-Média. Pionnière et autre actrice clé, elle œuvre également à sensibiliser et former, notamment dans le milieu scolaire. L’organisation s’investit dans la production de contenus pédagogiques, la formation d’enseignants et la promotion d’un usage responsable du numérique. Ces deux acteurs illustrent la vitalité d’une société civile camerounaise qui ne se résigne pas à attendre des réformes venues d’en haut. Pourtant, le défi reste de taille : comment faire passer ces initiatives pionnières à l’échelle nationale ? Sans un cadre institutionnel clair, un appui public et une coordination entre les acteurs, l’EMI au Cameroun risque de rester cantonnée à des actions ponctuelles, alors qu’elle devrait devenir un pilier de l’éducation citoyenne et numérique. S’inspirer sans copier : vers un modèle camerounais S’inspirer de l’étranger, oui. Copier, non. Chaque pays a développé son approche en fonction de son histoire, de sa culture et de ses priorités. Le Cameroun, lui aussi, peut inventer sa propre voie, en combinant le meilleur des modèles existants : – De la Finlande, il peut tirer la rigueur pédagogique et la transversalité de l’enseignement critique. – De la Suisse, la co-construction entre acteurs éducatifs, médias et familles. – De la France, la structuration institutionnelle et la formation des enseignants. – De la Belgique, l’apprentissage par la pratique et la participation des jeunes. En adaptant ces forces à ses réalités locales : diversité linguistique, fractures numériques, contexte social et politique, le Cameroun peut bâtir une culture médiatique citoyenne et inclusive, au service de la démocratie. Lire aussi: Quand l’humour éveille l’esprit critique Construire notre propre modèle L’éducation aux médias n’est pas un luxe réservé aux pays du Nord. Elle est une condition de la liberté d’expression, du vivre-ensemble et du développement. Le Cameroun dispose déjà d’acteurs engagés, de jeunes créatifs, d’enseignants curieux et de médias désireux de mieux informer. Il ne manque plus qu’une vision partagée, une volonté politique et des synergies. Construire un modèle national d’EMI, c’est construire une société plus libre, plus critique et plus responsable. Au cœur de cette ambition, Class Pro porte une vision claire : « Faire de chaque citoyen un acteur éclairé et responsable du numérique, capable de naviguer, créer et collaborer dans un environnement digital inclusif, éthique et résilient, où l’éducation aux médias et à l’information est une priorité partagée par tous. » Surtout un environnement où chaque citoyen camerounais sache lire, comprendre et agir dans le monde médiatique. Le défi est grand, mais la route est tracée. Avec des acteurs engagés, des jeunes créatifs et des enseignants curieux, le Cameroun peut devenir

Bilan à mi-parcours de la campagne #JeunesVoixCritiques

Portée par Badal FOHMOH, en collaboration avec Class Pro, propulsée par Digital Democracy Initiatives et soutenue par la Youth Democracy Cohort, la campagne #JeunesVoixCritiques donne la parole à dix jeunes Camerounais et Camerounaises qui utilisent les médias et le numérique pour bâtir des sociétés plus justes, inclusives et éclairées Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du projet Digitalise Youth, qui vise à renforcer la participation démocratique en ligne, à lutter contre la désinformation et à protéger les droits numériques. Ce projet soutient les jeunes activistes et les organisations de la société civile (OSC) dans 14 pays au Sahel et dans les régions voisines en leur permettant de développer leurs compétences numériques et leur engagement politique en ligne. Mis en œuvre par le consortium European Partnership for Democracy, Africtivistes, Code For Africa, CFImedias, Scouting in Africa et Kofi Annan Foundation, le projet dote les jeunes activistes, les OSC et les médias d’outils nécessaires pour lutter contre la désinformation, se protéger des menaces numériques et défendre les droits numériques. Une génération critique et audacieuse À travers leurs parcours, leurs actions et leurs messages, ces dix jeunes militants numériques incarnent la diversité des combats pour une Afrique plus libre, informée et démocratique. Ils s’expriment sur des thématiques aussi essentielles que la démocratie, la participation citoyenne, le climat, l’égalité des genres, l’éducation ou encore les droits numériques. Les cinq premières voix déjà à l’honneur Depuis le lancement de la campagne, le 15 septembre 2025, journée internationale de la démocratie, cinq voix fortes ont déjà pris la parole à travers des vidéos et des affiches inspirantes diffusées sur les plateformes de Badal FOHMOH, de Class Pro et relayées par de nombreux jeunes à travers le pays et le continent. Cinq premières voix se sont élevées depuis le lancement de la campagne. Cinq femmes, cinq parcours, cinq manières d’incarner une même conviction : le numérique peut être un outil de transformation sociale et démocratique lorsqu’il est guidé par l’esprit critique, la responsabilité et la solidarité. 1- Badal Fohmoh – la voix fondatrice Blogueuse engagée, journaliste multimédia, militante de l’éducation aux médias et à l’information et présidente de Class Pro. Elle est l’initiatrice de la campagne #JeunesVoixCritiques. À travers ses formations, ses chroniques et ses projets, elle invite les jeunes à s’approprier le numérique comme un espace d’action citoyenne. Elle a donc naturellement ouvert la série avec un appel vibrant à l’action : donner aux jeunes les moyens de s’exprimer, de résister à la désinformation et de défendre la démocratie numérique. 2- Tamara N’kom Essesse – la voix de la construction Fondatrice de la Mboko Dream Foundation, Tamara a partagé son engagement pour l’éducation et la culture, convaincue que: “l’éducation est la clé d’un futur plus juste et plus humain”. 3- Ange Sarah – la voix de la mobilisation Militante pour la démocratie et la participation électorale, elle a rappelé à la jeunesse camerounaise que voter, c’est aussi veiller, questionner et construire. 4- Érica Kuissi – la voix créative Activiste climatique et fondatrice du Climate Life Movement, Erica a mis en lumière le lien entre justice climatique et droits humains, en soulignant que la crise climatique est avant tout une crise des droits humains. 5- Florline Kwinga épouse Jung – La voix du courage invisible Actrice, Miss Maman Africa 2025, épouse et mère d’une enfant atteinte d’une maladie rare, Florline Kwing épouse Jung rappelle que l’engagement peut aussi naître de l’intime. À travers son témoignage, elle fait entendre la voix des mères, des familles et de toutes celles qui transforment la douleur en force. « Mon combat est souvent invisible, mais il est vital. » Dix parcours, un même souffle Chacun de ces jeunes fait entendre une voix singulière, mais tous partagent une même conviction : l’information peut devenir une arme pour construire, et non pour diviser. La campagne #JeunesVoixCritiques met en avant des récits authentiques, portés par une jeunesse qui veut comprendre, agir et transformer son environnement. Les cinq autres jeunes figures de la campagne – issues des domaines de l’innovation, de l’inclusion, de la citoyenneté numérique et des droits des femmes et des filles prendront la parole dans les prochaines semaines. Une campagne participative et panafricaine Au-delà de la série vidéo, #JeunesVoixCritiques se veut un espace de dialogue et de mobilisation. Chaque publication invite le public à réagir, à débattre, à relayer et à rejoindre le mouvement. Le partage d’expériences se fait tout au long de la campagne, et le café citoyen viendra clore celle-ci. Lire aussi: Jeunes voix critiques : une campagne pour valoriser les militants numériques camerounais Une génération qui inspire Ces cinq premières Jeunes Voix Critiques incarnent la diversité et la force de l’engagement citoyen au féminin. À travers leurs histoires, elles montrent que penser, parler et agir autrement est possible, et qu’ensemble, les jeunes peuvent bâtir un espace numérique plus juste, plus inclusif et plus démocratique. Les chiffres À ce stade de la campagne, les chiffres sont tout aussi impactant que la campagne elle même. Nous enregistrons : 12 000 vues, 2 526 interactions, 120 partages, 562 likes (Facebook uniquement). Ceci sans tenir compte des autres réseaux x (anciennement Twitter), LinkedIn, TikTok et youtube.  Continuez à partager les vidéos, réagissez, commentez, et faites entendre votre propre voix. Parce qu’une démocratie forte a besoin de citoyens critiques, connectés et responsables. Suivez la campagne sur les pages Badal FOHMOH, Class Pro et rejoignez la conversation avec le hashtag #JeunesVoixCritiques. Parce que penser, c’est déjà agir.

Class Pro s’installe au Sénégal : une nouvelle étape dans l’aventure panafricaine de l’EMI

Sous le ciel ensoleillé de Dakar, une page importante s’est tournée pour Class Pro. À l’occasion du Africa Facts Summit 2025, la présidente fondatrice Badal Fohmoh a procédé à l’installation officielle du bureau national de Class Pro Sénégal, marquant une nouvelle étape dans l’expansion panafricaine de l’association L’EMI sur tous les fronts, désormais au cœur du Sénégal Fondée au Cameroun en 2022, Class Pro porte depuis ses débuts une ambition claire : rendre l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) accessible, vivante et inclusive, partout où le besoin d’esprit critique se fait sentir. Du Cameroun au Sénégal, le message reste le même : former, informer et inspirer.En s’implantant à Dakar, Class Pro entend rapprocher ses actions des réalités sénégalaises et accompagner les jeunes, les femmes et les acteurs de la société civile dans leur engagement face aux enjeux de la désinformation et de la participation citoyenne. Lire aussi: L’EMI sur tous les fronts: quand Dakar fait battre le cœur de la vérité en Afrique Une équipe jeune, dynamique et visionnaire Le bureau national de Class Pro Sénégal sera dirigé par deux figures déjà bien connues dans l’espace civique sénégalais :Fatou Ba, Coordinatrice nationale, boursière de la première cohorte du programme Voix des Femmes et Filles Médiatrices (VOFEM).Cheikh Fatou Gueye, Coordonnateur adjoint, jeune ambassadeur de la démocratie. Tous deux incarneront, aux côtés d’une équipe locale, la nouvelle génération de jeunes leaders EMI, engagés à renforcer la résilience citoyenne par les médias et le numérique, au Sénégal. « Nous croyons à une société numérique critique, inclusive et éthique. Le Sénégal est un partenaire clé dans cette vision, et nous sommes heureux de pouvoir compter sur des jeunes leaders aussi engagés que Fatou et Cheikh » a déclaré Badal Fohmoh, présidente fondatrice de Class Pro. Lire aussi: VOFEM à Dakar: quand les voix des femmes résonnent au Africa Facts Summit 2025 Une expansion panafricaine en marche L’installation du bureau national au Sénégal n’est pas une simple étape symbolique. Elle représente le début d’un maillage régional qui s’étendra progressivement à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin et le Niger. Partout, le même credo : “L’EMI sur tous les fronts” pour une jeunesse outillée, critique et actrice du changement.

VOFEM à Dakar : quand les voix des femmes résonnent au cœur du Africa Facts Summit 2025

À Dakar, lors du Africa Facts Summit 2025, le stand de Class Pro n’est pas passé inaperçu. Pendant deux jours, journalistes, fact-checkeurs, chercheur·es, féministes et curieux se sont arrêtés pour découvrir VOFEM – Voix des Femmes et Filles Médiatrices, un programme pionnier qui place l’esprit critique et le leadership féminin au cœur de la lutte contre la désinformation et de la promotion de la paix   « Former les femmes à l’éducation aux médias, c’est leur donner le pouvoir de résister à la manipulation et de prendre la parole avec assurance, même en contexte de crise. » confie Badal Fohmoh, fondatrice de Class Pro, qui représentait l’association à Dakar. Lire aussi: L’EMI sur tous les fronts: quand Dakar fait battre le cœur de la vérité en Afrique  Un espace d’échange et d’écoute Au-delà de l’exposition, le stand VOFEM a été un véritable espace de dialogue. Des délégués de Cartooning for Peace, de Factoscope, de l’AFP, de CFI médias, des fact-checkeurs africains, participants curieux, mais aussi des féministes engagées y ont échangé autour d’un même constat : la désinformation genrée demeure un frein majeur à la participation des femmes dans l’espace public et numérique. Les discussions ont mis en lumière la nécessité de multiplier les initiatives locales d’éducation aux médias portées par des femmes, pour des femmes, afin de renforcer leur résilience face aux manipulations en ligne et leur rôle dans la prévention des conflits. Une alliance fidèle avec Fakt Le stand présentait également les fruits d’une collaboration durable entre Class Pro et Fakt, partenaire fidèle de la lutte contre la désinformation au Cameroun. À travers ce partenariat, Class Pro continue de faire vivre son slogan :  L’EMI sur tous les fronts. Cette présence conjointe à Dakar a illustré la force du travail en réseau, où chaque projet, chaque rencontre, devient une pièce essentielle du puzzle continental de la vérité et de l’esprit critique. Perspectives : amplifier les voix médiatrices L’expérience du Africa Facts Summit confirme une conviction chère à Class Pro : la transformation sociale passe par l’éducation critique et la parole des femmes. Les prochaines étapes de VOFEM visent à élargir le programme à de nouvelles régions du Cameroun à travers des formations en présentiel, mais aussi à encourager la création d’un réseau panafricain de femmes médiatrices engagées pour la paix, la vérité et la justice numérique. « Ce sommet m’a rappelé qu’il n’y a pas de petite voix quand il s’agit de défendre la vérité. Chaque échange, chaque regard, chaque histoire partagée à notre stand a renforcé ce lien invisible entre celles qui refusent la désinformation et celles qui construisent des ponts de paix. » conclut Badal. Nous saluons les efforts d’Africa Check pour la mobilisation et la qualité et la pertinence des sujets et des débats.

Class Pro est une association qui mobilise l’action civique pour lutter contre les désordres informationnels

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